Le géant du réseau social prévoit de se développer dans la capitale britannique au cours de l'année prochaine avec plus de 500 emplois crées et l'édification de son nouveau siège sur un ancien site de la poste britannique.
La firme américaine a annoncé la création de 500 emplois et la construction d'un nouveau siège à Londres en dépit de la perspective du Brexit. Le maire Sadik Khan a déclaré de son côté dans les colonnes du Financial Times que "l'engagement continu de Facebook est un autre signe que Londres s'ouvre au talent, à l'innovation et à l'entrepreneuriat en provenance des quatre coins du monde."
La vice-présidente de Facebook pour l'Europe Nicola Mendelson a expliqué dans un communiqué à l'occasion de la conférence annuelle de l'organisation patronale britannique CBI que :
"Le Royaume-Uni est l'un des meilleurs endroits pour une entreprise technologique et est une partie importante de l'histoire de Facebook. Nous sommes venus à Londres en 2007 avec une poignée de collaborateurs et d'ici la fin de l'année prochaine nous ouvrirons un nouveau siège et prévoyons d'employer 1.500 personnes au total"
Nicola Mendelson, vice- présidente de Facebook pour l'Europe à la conférence CBI à Londres. Crédits : Stefan Wermuth/Reuters
Cette arrivée fait suite à l'annonce de Google la semaine dernière de créer 3.000 emplois et d'agrandir son campus de King's Cross. Quelques semaines auparavant, Apple avait déclaré vouloir construire son nouveau QG londonien avec plus de 1.400 salariés.
Le réseau social compterait énormément sur la main d'oeuvre étrangère comme le rappelle l'AFP. Près de 65 nationalités seraient représentées parmi les employés britanniques de Facebook que ce soit pour les ingénieurs, les commerciaux et les développeurs.
Une volonté en contradiction avec la campagne du Brexit
"Le peuple britannique a voté le 23 juin pour apporter un certain contrôle au mouvement des personnes entre les pays de l'Union européenne et leRoyaume-uni. [...]Je veux un système dans lequel le gouvernement est capable de décider qui vient dans le pays. Je pense que c'est ce que veut le peuple britannique."
Lors de la conférence du CBI, la cheffe du gouvernement a néanmoins rappelé : "nous avons l'ambition que le Royaume-Uni devienne le pays où il faut être pour les scientifiques, les innovateurs et les investisseurs dans les technologies." Sans apporter de réelles précisions sur les prochaines modalités qui serviront aux contrôles des flux migratoires, la dirigeante a clairement fait comprendre qu'elle souhaitait "accueillir les plus brillants et les meilleurs, mais nous ne pouvons faire cela qu'en ramenant l'immigration à des niveaux acceptables."