G7 : Macron fustige le "statut de paradis fiscal permanent" des géants de la tech
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Philippe Wojazer
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À l'approche du G7, qui se tiendra à Biarritz du 24 au 26 août, Emmanuel Macron a dénoncé mercredi la taxation actuelle des géants du numérique. "Les acteurs mondiaux du numérique ne contribuent pas fiscalement au financement du bien commun, ce n'est pas soutenable", a martelé le président français devant l'Association de la presse présidentielle.
Et de poursuivre : "Et vous avez un accord aux Etats-Unis pour que ces grandes entreprises américaines accumulent le cash dans ces paradis fiscaux, sans être taxés aux Etats-Unis ! Dès qu'un concurrent émerge, ils les achètent pour des milliards de dollars avec l'argent des Bermudes... Nous sommes fous ! Je ne suis pas d'accord avec ce système !", soulignant que le système avait été mis en place sous la présidence de Barack Obama, le prédécesseur de Donald Trump.
Emmanuel Macron s'est entretenu sur le sujet lundi avec son homologue américain, qui s'est farouchement opposé ces dernières semaines à la "taxe Gafa" (acronyme désignant Google, Amazon, Facebook, Apple), adoptée par la France en juillet dernier. Faute de taxe internationale, l'Hexagone a décidé de taxer de son côté, comme une dizaine de pays européens.
La "taxe Gafa" instaure un taux d'imposition à 3% sur le chiffre d'affaires -- et non sur les bénéfices, comme cela est traditionnellement le cas -- pour les entreprises du numérique réalisant un chiffre d'affaires mondial de 750 millions d'euros et de 25 millions d'euros sur le territoire français. Elle est rétroactive à compter du 1er janvier 2019. Au regard des seuils cumulatifs, une trentaine d'entreprises sont concernées, dont Google, Amazon, Facebook et Apple.
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Suite à l'adoption définitive de la "taxe Gafa", Donald Trump ne cesse de promettre des représailles. Le président américain aurait indiqué, il y a une dizaine de jours, réfléchir à une taxe de 100% sur les importations de vin français, selon Bloomberg.
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