Influenceurs : dans le viseur de Bruxelles, Instagram réagit

Nicolas Prissette
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Réseaux sociaux pour les mineurs.
LTD/Maeva Destombes/Hans Lucas via Reuters

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Réseaux sociaux pour les mineurs.
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Sous le feu des critiques, Meta, la maison mère d'Instagram, a annoncé cette semaine plusieurs mesures pour renforcer la protection des comptes des mineurs. « C'est une mise à jour importante, conçue pour que les parents aient l'esprit tranquille », a expliqué depuis San Francisco Antigone Davis,vice-présidente du groupe américain.
Avec le « compte adolescent », les profils des 13-17 ans seront automatiquement privés, inaccessibles pour d'éventuels prédateurs, les vidéos violentes seront bloquées, les termes offensants également, et les parents pourront en suivre l'activité.
Point faible de toutes les plateformes, le contrôle de l'âge devrait être plus efficace, promet Meta. Un utilisateur se faisant passer pour un majeur, s'il est détecté, devra fournir une pièce d'identité et un selfie vidéo. La mise à jour de l'application sera effective avant la fin de l'année. Il y avait urgence à réagir. « Insta » fait l'objet, avec Facebook, d'une procédure d'enquête de la Commission européenne.
Les deux réseaux de l'entreprise américaine Meta se trouvent potentiellement en infraction à la législation sur les mineurs, leurs algorithmes étant lourdement soupçonnés de provoquer des phénomènes de dépendance et d'enfermement cognitif. Notamment l'effet dit « terrier de lapin ». L'expression peut faire sourire, mais elle définit la spirale qui conduit un utilisateur crédule à ne se voir proposer que des vidéos complotistes, par exemple.
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La contre-offensive est mondiale. En octobre 2023, une quarantaine d'États américains ont porté plainte contre Meta, reprochant à ses réseaux sociaux de nuire à la « santé mentale et physique de la jeunesse ». Les affaires d'addiction, de harcèlement et de troubles alimentaires se sont multipliées. Lors de son audition devant le Congrès à Washington en janvier, le patron Mark Zuckerberg avait présenté des excuses aux parents de victimes : « Désolé pour tout ce que vous avez vécu. » L'Australie, quant à elle, envisage de fixer un âge minimal pour utiliser les réseaux.
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Nicolas Prissette