Intelligence artificielle : la France et le Royaume-Uni se disent "oui"

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(Crédits : Pixabay)
Paris et Londres ont signé ce jeudi 5 juillet au matin un accord d'intention pour collaborer dans le numérique, notamment sur des projets d'intelligence artificielle. Un partenariat de quatre ans a notamment été passé entre l'institut français Dataia, et l'Alan Turing Institute, basé à Londres. Il vise à lancer des programmes communs de recherche et faciliter les échanges entre doctorants.

"Avec le Brexit à venir, nous aurons encore plus besoin de cette amitié franco-britannique", a lancé en guise de préambule Mounir Mahjoubi, secrétaire d'État en charge du numérique. En compagnie de son homologue anglais, Matthew Hancock, il a signé ce jeudi 5 juillet à Paris un accord de collaboration dans le numérique. Ce dernier était dans les tuyaux depuis leur sommet bilatéral organisé à Sandhurst (Angleterre) en janvier. Faisant valoir des échanges déjà existants, Mounir Mahjoubi a souligné :

"Le hub French Tech à Londres est l'un des plus grands et l'un des plus dynamiques au monde. C'est une démonstration du fait que nous pouvons créer des champions de la tech ensemble."

Simple déclaration d'intention, ce protocole est articulé autour de quatre axes, dont l'intelligence artificielle (IA). "Notre collaboration autour de l'IA se fera tant d'un point de vue technique, qu'éthique", a assuré Mounir Mahjoubi. Pour ce faire, un partenariat de quatre ans, renouvelable, a été passé entre l'institut français Dataia et l'Alan Turing Institute (Londres). L'objectif est de lancer des programmes communs de recherche, comme par exemple sur la "conception et la mise en œuvre d'algorithmes". Aucun projet concret n'a pour le moment été annoncé.

"Mutualiser les talents"

Le partenariat devrait aussi permettre de "mutualiser les talents". Des visites de chercheurs entre instituts sont prévues, pouvant aller de plusieurs semaines à plusieurs mois. Des rencontres entre représentants des établissements sont aussi au programme.

"Nous voulons être une destination naturelle pour attirer les meilleurs talents tech au monde", a souligné Matthew Hancock, secrétaire d'État au numérique, à la culture, aux médias et au sport du Royaume-Uni.

Ce dernier a fait valoir la présence au Royaume-Uni de "grands groupes tech, de startups, de scaleups mais aussi de licornes", startups valorisées plus de 1 milliard de dollars. En 2017, le Royaume-Uni était le champion européen avec 22 licornes - sur les 57 dénombrées sur le marché européen. La France, elle, en dénombrait seulement 3.

Lire aussi : Startups : 57 licornes en Europe, la France reste à la traîne

Le protocole prévoit également des projets open source (ouverture des codes source des logiciels), "un sujet essentiel pour garantir une démocratie ouverte", selon un communiqué conjoint. Le premier exemple de collaboration devrait voir le jour "dans les prochains mois", a assuré Mounir Mahjoubi, sans davantage de précision. L'accord vise aussi à "se soutenir" pour la formation des citoyens aux compétences numériques, mais aussi la création de services publics en ligne. La France s'est par exemple engagée à garantir 100% de numérisation des démarches administratives d'ici 2022. Un accord similaire avait été signé par la France et l'Estonie en mars dernier.

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