L'appli StopCovid est prête, dernière ligne droite politique avant son déploiement

 |   |  1094  mots
Le design de l'application de contact tracing StopCovid a été dévoilé.
Le design de l'application de contact tracing StopCovid a été dévoilé. (Crédits : DR)
Le gouvernement a dévoilé lundi soir la future application de "contact tracing" StopCovid, censée limiter la propagation du Covid-19 en cassant les chaînes de transmission, juste avant le débat et le vote prévus ce mercredi au Parlement. Mais dans un courrier adressé au Sénat le même jour, le premier ministre, Édouard Philippe, explique que la décision de son déploiement "n'est pas encore prise" et qu'elle le sera "sur la base des tests en cours" dans les conditions du réel avec des opérateurs de transport, et sous réserve de validation des députés et des autorités de contrôle. Une formalité ?

Semaine décisive pour StopCovid. Avec un mois et demi de retard sur le calendrier initial et après de nombreuses polémiques, l'application de traçage numérique des contacts, ou "contact tracing", développée par le gouvernement avec un consortium d'entreprises et d'organisations publiques et privées, est enfin "prête et opérationnelle", d'après Bercy. Son fonctionnement et son design ont été dévoilés lundi 25 mai au soir, dans le journal télévisé de TF1.

Un peu plus de deux mois après son lancement, StopCovid entre ainsi dans sa dernière ligne droite. S'il serait surprenant à ce stade que le projet capote, le premier ministre, Édouard Philippe, a rappelé dans un courrier au Sénat, daté aussi du 25 mai, que la décision de son déploiement "n'est pas encore prise", et ce malgré les assurances de Bercy. StopCovid devra encore passer plusieurs étapes clés avant d'être disponible dans les magasins applicatifs des smartphones comme l'AppStore (iOS) et GooglePlay Store (Android).

Lire aussi : Des avantages si on télécharge StopCovid ? Cédric O rejette la fausse bonne idée d'un député LREM

Dernières incertitudes politiques, techniques et opérationnelles à lever

Première étape : un débat est prévu à l'Assemblée nationale ce mercredi puis un autre au Sénat dans la soirée. L'objectif :...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/05/2020 à 15:32 :
Et je vais faire comment pour défiler avec mon gilet jaune sans dénoncer les copains? Ah oui! La parti démocratique ne vous intéresse pas!
a écrit le 27/05/2020 à 12:47 :
Quand,on voit ce qu'il se passe au Qatar dans l’autre article ,c'est mal barré.
a écrit le 27/05/2020 à 8:13 :
sans prescription du médecin c est moins cher que le test non remboursé chez le
( pharmcien du coin ) mais inutile ! conflit d intéret peut etre.. défiance !
a écrit le 27/05/2020 à 7:19 :
c'est moins cher que les test et ou est l'égalité des citoyens
qui vas payer l'abonnement des personnes âgés
encore une preuve que ce gouvernement ne tient pas ses promesses
a écrit le 26/05/2020 à 18:47 :
Compte tenu de la politique de tests mise en oeuvre - tous les potentiels anciens covid, et les autres, se demerdent pour se payer eux-mêmes leur test - l'application n'a aucun intérêt, sauf à traquer et fliquer la population, puis éliminer les catégorie qui dérangent. La prochaine étape est déjà connue et appliquée : c'est le passeport social.
a écrit le 26/05/2020 à 17:42 :
Pas bon :

le ministre de la Santé Olivier Véran a détaillé plusieurs niveaux de « traçage ».

« Le tracing de niveau 1 sera opéré par les médecins. Le tracing de niveau 2 sera fait par l’Assurance maladie, le tracing de niveau 3 est fait par les agences régionales de santé (ARS) pour identifier les zones de forte circulation virale. La surveillance épidémiologique locale et nationale sera organisée par Santé publique France et la direction générale de la santé ». Le dispositif global s’appuiera sur deux fichiers, le Siped (service intégré de dépistage et de prévention) qui identifie les personnes infectées, et « Contact Covid », un fichier de l’Assurance maladie chargé d’identifier les « cas contacts ».
La collecte de données pourra s’effectuer sans le consentement des personnes visées, comme le prévoit l'article 9 du Règlement général sur la protection des données (RGPD). Le Conseil national de l’ordre des médecins a fait part de ses réserves. Dans un communiqué également publié le 4 mai, l’instance appelle le gouvernement à expliciter « la nature des données que les médecins seront amenés à transmettre » et exige qu’elles soient « strictement limitées aux seules fins de lutter contre la propagation de l’épidémie de Covid-19 ».L’avocate au barreau de Paris spécialiste en droit des nouvelles technologies Anne-Laure-Hélène des Ylouzes abonde : « Il faut être particulièrement vigilant et s’assurer que la finalité de ce traitement de données de santé est bien respectée, tout comme leur suppression à l’issue de cette crise. Le risque d’une propagation de ces données lié à des failles sécuritaires est particulièrement sensible. »
Réponse de le 26/05/2020 à 19:05 :
dans la foulée de la perspective du vote, 6 députés supplémentaires LREM ont fait défection. Eux non plus ne croient pas à l'innocence de StopCovid.

LREM est à -5 députés de la majorité absolue après avoir perdu 30 élus. Encore un an et Macron n'aura même plus de majorité même relative.

Autre nouvelle poil à gratter pour l'homme qui se croyait sorti de la cuisse de Jupiter. Il y a 11% de différentiel entre l'appréciation du travail du PM et celui du président dans l'opinion., en faveur de Philippe.

Que faire? Si macron vire Philippe il le retrouvera en face à l'élection présidentielle (comme Fillon et sarko ont fini par se neutraliser).

Si Macron ne vire pas Philippe, il n'y aura pas d'acte 2, social et c'est la défaite assurée.
Réponse de le 27/05/2020 à 10:52 :
@de très bon :

En parlant d'LREM :

Le député LREM de l'Ain Stéphane Trompille a été condamné pour harcèlement sexuel et licenciement nul d'une ancienne collaboratrice. La décision a été prise par le Conseil de prud'hommes de Bourg-en-Bresse.
L'homme politique de 35 ans, élu député de la 4e circonscription de l'Ain en 2017, était accusé par une ancienne collègue, chargée de sa communication et de ses relations presse.Dans son jugement rendu du 20 mai, le Conseil souligne que, « sous couvert de plaisanteries de mauvais goût et sexistes », Stéphane Trompille a adopté « un comportement attentatoire à la santé » de cette femme de 32 ans. Par exemple, le député envoyait des messages à sa collaboratrice en lui demandant : « Tu bosses ou tu te touches là ? ».
a écrit le 26/05/2020 à 14:33 :
Des gardes-fous face au traçage , repérage, cataloguage des citioyens ! Qui peut croire que ce ne serait qu'un pistage ponctuel ! La Stasi, c'était des amateurs, les Chinois bientôt dépassés dans le contrôle des citoyens . Et même si ce gouvernement était sincère (hum...), il en viendra un autre qui emplifiera la "mesurette" . Laissez-nous notre liberté !
a écrit le 26/05/2020 à 14:29 :
très rigolo votre truc, mais si on peut pas être détecté positif ou pas on fait quoi?
Pour le hiv chez-moi il y a un lieu discret au fin fond de l'hôpital on prend tes prises de sang, on fait analyser, il y a même un psychologue, on se sent en sécurité et tout reste privé discret.
On fait comment pour le covid, raconter au monde entier à l'état le pépin qui vous est tombé dessus?
Ben non je ne suis pas d'accord, je dois pouvoir aller directement au labo faire faire l'analyse et prendre mes responsabilités, le docteur de famille, la sécurité sociale, l'état? Ben non le malade c'est qui?
Réponse de le 26/05/2020 à 17:06 :
"On fait comment pour le covid, raconter au monde entier à l'état le pépin qui vous est tombé dessus?"

Une brigade viendra ,puis confiné dans un hôtel sordide loin de la famille ,une sorte d'Ehpad avec les conséquences que l'on connait .Comme le voisinage le saura lors de l'interpellation ,la personne sera chassée de la zone ( voir les cas des infirmières expulsées par le propriétaire ) voir de son travail.
Extrait de l'article de la Tribune du 9 avril :Dans le cas précis de la Pologne, l'application envoie de manière aléatoire, plusieurs fois par jour, des SMS demandant aux utilisateurs de se géolocaliser grâce à un selfie. Sans réponse, la police polonaise se rend aux domiciles des personnes concernées.
a écrit le 26/05/2020 à 13:39 :
"Volontariat", ce sera un moyen de mesurer la propension des personnes disposées à se laisser un peu plus enchaîner, manipuler.
Il y a de l'argent à dépenser ailleurs que dans une application liberticide.
a écrit le 26/05/2020 à 12:01 :
Cela se fait déjà, sous une autre forme, dans d'autres pays. Quel est le problème ?
Je n'ai pas compris toute la technique mais cela paraît être un système très utile pour retrouver des personnes qui, malheureusement ont pu être contaminées.
Cordialement
Réponse de le 26/05/2020 à 18:16 :
Quel est le problème ? Demandez aux polonais, qataris, chinois de Hong Kong , chinois du continent, iraniens, et pour finir aux infirmières françaises que leurs voisins ont voulu chasser de chez elles...
a écrit le 26/05/2020 à 10:53 :
Une véritable honte indigne de notre pays. Les apprentis dictateurs.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :