"Le FBI ne pourra pas stopper indéfiniment les attaques terroristes" (FBI)

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James Comey n'a pas hésité à parler d'une situation critique. Mercredi 8 juillet, lors d'une audition judiciaire, le directeur du FBI a déploré le manque d'accès du bureau aux technologies du web.
James Comey n'a pas hésité à parler d'une "situation critique". Mercredi 8 juillet, lors d'une audition judiciaire, le directeur du FBI a déploré le manque d'accès du bureau aux technologies du web. (Crédits : reuters.com)
Le FBI souffre d'un manque de moyens technologiques. James Comey, le directeur de l'agence de renseignement américaine, a exprimé son inquiétude devant le Congrès.

James Comey n'a pas hésité à parler d'une "situation critique". Mercredi 8 juillet, lors d'une audition judiciaire, le directeur du FBI a déploré le manque d'accès du bureau aux technologies du web.

"Les outils du FBI pour combattre le terrorisme deviennent inefficaces au regard du cryptage de plus en plus sophistiqué utilisé par les militants de l'Etat Islamique."

Alors que l'Etat Islamique maîtrise parfaitement les médias sociaux pour diffuser son idéologie et attirer des recrues, le FBI souffre de barrières légales pour surveiller les agissements terroristes en ligne.

« Notre job est de trouver une aiguille dans une botte de foin. Sauf que ces aiguilles deviennent invisibles à nos yeux à cause d'un cryptage qui se complexifie. Je ne me vois pas stopper ces attaques indéfiniment" a expliqué au Congrès James Comey.

Levée de bouclier des défenseurs de la liberté en ligne

Les forces de l'ordre font face à une intense opposition des industries technologiques. Celles-ci ont d'ailleurs a mis en garde le gouvernement sur le fait qu'un plus grand accès aux données personnelles pourrait aussi fragiliser la sécurité d'internet et entraver les libertés en ligne.

Dans un dossier publié cette semaine, un groupe d'une quinzaine d'experts dénonce l'attitude du gouvernement qui demande des "clefs" pour pénétrer certaines informations cryptées. Ils soulignent le risque d'une telle requête : une fois mis à disposition, il est impossible de garantir que ces outils ne soient pas utilisés à d'autres fins.

Le spectre d'Edward Snowden n'est jamais très loin. Depuis les révélations de l'ancien membre de la CIA sur les pratiques du renseignement américain, les industries technologiques et le gouvernement se regardent en chien de faïence.

Une prochaine coopération entre la Silicon Valley et le FBI ?

Pour faire baisser la tension, Sally Yates, la procureure générale adjointe des Etats-Unis, a appelé à plus de coopération entre industries et gouvernement :

"Nous devons travailler avec les entreprises technologiques pour obtenir l'autorité qui nous est nécessaire. J'ai assez confiance dans l'esprit de la Silicon Valley pour faire passer les informations à travers eux."

Après une visite chez Google, Facebook, Twitter et Microsoft, la procureure a rappelé que le gouvernement ne demandait pas plus de pouvoir, mais une meilleure coordination.

Chaque mois, des milliers de postes, de tweets et de vidéos sont supprimés par les modérateurs de ces réseaux sociaux. A l'avenir, Sally Yates souhaiterait que ces abus soient relevés, et directement envoyés aux autorités.

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Commentaires
a écrit le 09/07/2015 à 18:04 :
Quand les maîtres du monde nous font croire en leur désarroi face a leur création!
a écrit le 09/07/2015 à 15:37 :
Protégez vous ét votre entreprise avec le boîtier square de vivaction qui encrypte votre voix ét vos datas ! Quand ces indiscrets auront compris qu ils dépensent beaucoup d argent pour pas grand chose ! Ils éviteront de piller les entreprises ! 150€ le boîtier a ce prix la c est pas la peine d avoir une armée d informaticiens !😜
a écrit le 09/07/2015 à 14:51 :
Le FBI ne peut-il pas collaborer avec la NSA. L'actualité récente a montré que cette dernière n'avait pas de problème pour espionner le web...
a écrit le 09/07/2015 à 12:00 :
Il faut donc commencer par arrêter de les susciter..

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