"Le FBI ne pourra pas stopper indéfiniment les attaques terroristes" (FBI)

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James Comey n'a pas hésité à parler d'une "situation critique". Mercredi 8 juillet, lors d'une audition judiciaire, le directeur du FBI a déploré le manque d'accès du bureau aux technologies du web.
Alors que l'Etat Islamique maîtrise parfaitement les médias sociaux pour diffuser son idéologie et attirer des recrues, le FBI souffre de barrières légales pour surveiller les agissements terroristes en ligne.
Les forces de l'ordre font face à une intense opposition des industries technologiques. Celles-ci ont d'ailleurs a mis en garde le gouvernement sur le fait qu'un plus grand accès aux données personnelles pourrait aussi fragiliser la sécurité d'internet et entraver les libertés en ligne.
Dans un dossier publié cette semaine, un groupe d'une quinzaine d'experts dénonce l'attitude du gouvernement qui demande des "clefs" pour pénétrer certaines informations cryptées. Ils soulignent le risque d'une telle requête : une fois mis à disposition, il est impossible de garantir que ces outils ne soient pas utilisés à d'autres fins.
Le spectre d'Edward Snowden n'est jamais très loin. Depuis les révélations de l'ancien membre de la CIA sur les pratiques du renseignement américain, les industries technologiques et le gouvernement se regardent en chien de faïence.
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Pour faire baisser la tension, Sally Yates, la procureure générale adjointe des Etats-Unis, a appelé à plus de coopération entre industries et gouvernement :
Après une visite chez Google, Facebook, Twitter et Microsoft, la procureure a rappelé que le gouvernement ne demandait pas plus de pouvoir, mais une meilleure coordination.
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Chaque mois, des milliers de postes, de tweets et de vidéos sont supprimés par les modérateurs de ces réseaux sociaux. A l'avenir, Sally Yates souhaiterait que ces abus soient relevés, et directement envoyés aux autorités.
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