Le streaming, pilier plus fragile que prévu de l'empire Disney pendant la crise
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Baisse de 36% des ventes de contenus sous licence, de 44% de ceux des parcs d'attractions et de la vente de produits, de 4% des ceux des chaînes de télévision... Les activités historiques de l'empire Disney ont pris un sacré coup au premier trimestre 2021, d'après les résultats financiers publiés jeudi soir. Son chiffre d'affaires global a perdu 13% sur un an. A 15,6 milliards de dollars (12,9 milliards d'euros), il est inférieur aux attentes du marché et le groupe a vu la valeur de son action chuter immédiatement de 4% dans les échanges post-clôture à Wall Street.
Mais de manière paradoxale, la déception des marchés n'est pas liée à l'impact de la crise sanitaire sur le groupe de divertissement, car ces mauvais chiffres étaient anticipés. Ce qu'il n'avaient pas prévu, en revanche, c'est d'être déçus par Disney+. Le service de vidéo à la demande sur abonnement lancé fin 2019 et déjà devenu, en un an et demi à peine, le pilier du groupe centenaire. Et sa croissance a été beaucoup plus faible qu'attendue en ce début d'année.
Au premier trimestre 2021, Disney+ a recruté 8,7 millions de nouveaux abonnés, pour un total de 103,6 millions. Cela reste, dans l'absolu, une performance majuscule pour un service vieux de 16 mois à peine, qui n'avait que 33,5 millions d'abonnés il y a un an, ce qui représente tout de même une progression hallucinante de plus de 300%. Mais les analystes tablaient sur 109 millions d'abonnés, soit 6 millions de plus. Autrement dit, la croissance extraordinaire de Disney+ ralentit plus vite que prévu, ce qui assombrit les perspectives de croissance de l'entièreté du groupe, dont le centre de gravité se déplace à grande vitesse vers la vidéo à la demande, avec également les services ESPN+ et Hulu.
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Cette branche, baptisée "Direct to consumer" dans les résultats financiers, pèse 4 milliards de dollars (3,3 milliards d'euros) de chiffre d'affaires au premier trimestre, soit 25% du total des revenus du groupe (15,6 milliards de dollars ou 12,9 milliards d'euros). Il s'agit de la seule branche en croissance de l'empire Disney (+59% sur un an), qui réussit par ailleurs à réduire ses pertes nettes de 805 à 290 millions de dollars sur un an.