Meta, la maison-mère de Facebook, va supprimer 11.000 emplois

Le groupe américain qui possède Facebook, Instagram, et WhatsApp a annoncé mercredi son intention de réduire ses effectifs de 13%, ce qui reviendra à supprimer plus de 11.000 emplois. Ce plan social, l'un des plus importants lancés cette année dans le secteur de la Tech, est le premier dans l'histoire de l'entreprise cofondée par Mark Zuckerberg il y a 18 ans. La direction le justifie par l'envolée des coûts et la dégradation du marché publicitaire.
Ce plan social, l'un des plus importants lancés cette année dans le secteur des hautes technologies, est le premier dans l'histoire de l'entreprise cofondée par Mark Zuckerberg il y a 18 ans.
Ce plan social, l'un des plus importants lancés cette année dans le secteur des hautes technologies, est le premier dans l'histoire de l'entreprise cofondée par Mark Zuckerberg il y a 18 ans. (Crédits : DADO RUVIC)

Après Twitter, qui a supprimé lundi la moitié de son personnel, c'est au tour de Meta, la maison mère de Facebook, de supprimer 11.000 postes, soit environ 13% de ses effectifs. Le patron du groupe, Mark Zuckerberg, l'a annoncé ce mercredi à ses salariés, confirmant ainsi une information publiée lundi par le Wall Street Journal.

« Aujourd'hui, je partage certains des changements les plus difficiles que nous ayons faits dans l'histoire de Meta. (...) J'ai décidé de réduire la taille de notre équipe d'environ 13% et de me séparer de 11.000 de nos employés talentueux. »

C'est le premier plan social de l'histoire du groupe cofondé par Mark Zuckerberg il y a dix-huit ans. Et l'un des plus importants lancés cette année dans le secteur des hautes technologies.

Le géant numérique qui possède Facebook, Instagram, le service de messagerie WhatsApp, comptait quelque 87.000 employés dans le monde fin septembre, a fait état de performances financières décevantes au troisième trimestre avec un net recul de son chiffre d'affaires et de ses profits et une stagnation de son nombre d'utilisateurs. Mark Zuckerberg avait alors annoncé que les effectifs du groupe pourraient diminuer d'ici à la fin 2023. « Je veux assumer la responsabilité de ces décisions et de la façon dont nous en sommes arrivés là. Je sais que c'est difficile pour tout le monde, et je suis particulièrement désolé pour ceux qui sont touchés », a-t-il ajouté dans son message adressé à ses salariés.

Meta ne précise pas dans l'immédiat la répartition géographique des suppressions d'emplois. Les employés licenciés aux États-Unis recevront 16 semaines de salaire de base et deux semaines supplémentaires de salaire pour chaque année de service. L'entreprise couvrira leur assurance santé pendant 6 mois.

Dans un secteur en crise, Meta a chuté de 71% depuis janvier 2022

Les licenciements chez Meta s'inscrivent dans le contexte plus large de départs massifs dans le secteur de la tech. Alors que la pandémie avait dopé l'activité des sociétés du secteur et fait s'envoler leur valorisation boursière, le retour de l'inflation et la remontée des taux d'intérêt se traduisent cette année par des difficultés qui ont déjà conduit plusieurs autres grands noms comme Tesla ou Microsoft à tailler dans leurs effectifs.

Ainsi, la semaine dernière, deux sociétés de la Silicon Valley, Stripe et Lyft, ont ainsi fait part de licenciements de grande ampleur, tandis que, de son côté, Amazon gelait les embauches dans ses bureaux. Et Elon Musk vient de congédier environ la moitié des 7.500 salariés de Twitter quelques jours après avoir racheté le réseau social.

Lire aussiComment Elon Musk fait basculer Twitter et l'économie dans l'ère de la post-vérité

À Wall Street, où l'annonce de Meta était largement anticipée, l'action du groupe, dont la valeur a chuté de 71% depuis le début de l'année, montait d'un peu plus de 4% dans les échanges électroniques précédant l'ouverture.

(Avec AFP et Reuters)

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Commentaires 5
à écrit le 09/11/2022 à 17:14
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A l'image de la Chine qui resserre la visse sur son peuple, encore le symptôme d'une crise économique sévère et ils semblent tous s'y installer.

à écrit le 09/11/2022 à 15:38
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Tous ces talents asiatiques dans la silicon valley que s'arrache le marché du chômage...

à écrit le 09/11/2022 à 15:12
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Est ce que les "gens" auraient fini par se rendre compte que les "réseaux sociaux " ne sont qu'une vaste "couillonade " dont ils sont les "dindons", les "pigeons" .😆

le 09/11/2022 à 18:13
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Partage votre point de vue … pas de Facebook pour mettre en scène une vie qu’on est pas la mienne pas besoin d un miroir je ne suis pas narcissique quand à Twitter ça va devenir un repaire de beaufs avinés et bruyants, de déséquilibrés psychiques et ...

le 09/11/2022 à 18:14
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Partage votre point de vue … pas de Facebook pour mettre en scène une vie qu’on’ est pas la mienne pas besoin d un miroir comme tik tok je ne suis pas narcissique quand à Twitter ça va devenir un repaire de beaufs avinés et bruyants, de déséquilibrés...

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