Netflix et Amazon devront financer pour partie l'audiovisuel européen
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Reed Hastings, co-founder and CEO of Netflix
Reuters
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Reed Hastings, co-founder and CEO of Netflix
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Netflix ou encore Amazon Prime Video devront contribuer davantage à la création européenne. Ce principe a été acté, jeudi, par les parlementaires européens et des États membres de l'Union européenne. L'accord, qui doit encore être entériné "probablement en septembre" par la Commission chargée de la culture du Parlement européen, puis par l'ensemble des eurodéputés en session plénière, prévoit notamment un quota obligatoire de productions européennes de l'ordre de 30% que les services de vidéo à la demande (VOD) devront respecter.
La Commission européenne avait déjà ouvert le chantier il y a près de deux ans en faisant une proposition en ce sens le 25 mai 2016 : elle voulait rééquilibrer un secteur où les nouveaux entrants de la VOD venaient ébranler des chaînes de télévision au public vieillissant, sans être soumis aux mêmes règles.
Grâce à l'accord conclu entre la Commission et les deux colégislateurs (Parlement et Conseil), les services de vidéo à la demande devront donc "affecter 30% de leur catalogue à des productions européennes", a déclaré Sabine Verheyen, l'une des deux corapporteurs de ce dossier. C'est moins que le taux souhaité par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) qui demandait 40%, mais plus que celui envisagé par la Commission il y a 2 ans, qui était de 20%. Pour autant, le CSA a salué "une avancée décisive pour la régulation audiovisuelle en Europe".
Pour la Commission, ce seuil de 30% ne constituerait pas un tremblement de terre pour des acteurs connus du secteur, comme Netflix, qui ont déjà plus de 20% d'œuvres européennes dans leurs catalogues.
Des plate-formes comme Netflix et Amazon devront également davantage participer au financement de l'audiovisuel européen. Jusqu'à présent, les organismes de radiodiffusion télévisuelle européens investissaient 20% de leurs revenus dans des contenus originaux, contre moins de 1% pour les fournisseurs de services de vidéo à la demande. Pour l'heure, la Commission n'en a pas dit davantage sur les modalités, si ce n'est que les États membres pourront demander aux services de VOD présents sur leur territoire de contribuer financièrement à la production d'œuvres européennes.
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La ministre française à la Culture Françoise Nyssen a quant à elle salué "un texte ambitieux".
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(avec AFP et Reuters)
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