Sécurité et confidentialité des données : X (ex -Twitter) dans le viseur du gouvernement américain
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L'entreprise X souhaite annuler un accord de mise aux normes imposé par la justice en 2022
DADO RUVIC
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L'entreprise X souhaite annuler un accord de mise aux normes imposé par la justice en 2022
DADO RUVIC
Le bras de fer semble inévitable entre le réseau social X, ex-Twitter et la justice américaine.
l'agence américaine de la concurrence (FTC)
a accusé Twitter d'avoir trompé ses utilisateurs de 2013 à 2019 en leur cachant qu'elle se servait de leurs données personnelles pour aider des annonceurs à leur envoyer de la publicité ciblée. Il prévoyait notamment la mise en place d'un « programme exhaustif sur la sécurité des informations », l'évaluation en amont de tout nouveau produit ou service qui nécessite de récolter des données personnelles et des audits indépendants.La plateforme avait alors accepté de payer une amende de 150 millions de dollars et de se soumettre à des contrôles réguliers pour vérifier qu'elle respectait les règles imposées par la FTC. Mais après ce mea culpa, Twitter était rapidement revenu sur ses mots. En juillet dernier, l'entreprise a demandé à la justice de mettre fin ou de modifier cet accord. Une demande suivie peu après par le rachat du réseau social par Elon Musk en octobre 2022, qui n'a pas été bien vue par les régulateurs américains.
Et pour cause, le milliardaire a rapidement licencié plus de la moitié des employés du groupe californien - il reste 1.500 employés sur 8.000 auparavant - y compris de nombreux hauts responsables au fait de règles de la FTC, avant que ces derniers n'aient eu le temps de prouver la mise aux normes du réseau social. La FTC avait alors averti le réseau social qu'il risquait des amendes conséquentes s'il ne se conformait pas à l'accord passé. « Aucun directeur général ou entreprise n'est au-dessus de la loi », avait souligné un porte-parole de l'agence fédérale. Après le régulateur, c'est donc au tour du ministère de la Justice d'accabler le réseau social.
Les avocats du ministère évoquent les bouleversements majeurs survenus au sein de l'entreprise, des démissions aux lancements chaotiques de nouvelles fonctionnalités. « La FTC avait toutes les raisons de chercher à savoir si ces événements signalaient un manquement de la part de X à ses obligations », assurent-ils. Ils appellent aussi la cour à rejeter la demande du milliardaire de ne pas avoir à témoigner.
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(Avec AFP)
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