Twitter accusé aux États-Unis d'aider Daech à faire sa propagande

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La veuve d'un instructeur américain tué en Jordanie lors de l'attaque, le 9 novembre 2015, d'un centre d'entraînement de la police jordanienne a porté plainte contre Twitter et accuse le site de micro-blogging d'offrir à l'organisation djihadiste Daech (ou État islamique, EI) une plateforme idéale pour sa propagande.
La plainte, déposée mercredi au tribunal d'Oakland (Californie), expose ceci:
A la suite de cette attaque du 9 novembre revendiquée, dit-elle, par l'Etat islamique et qui a causé la mort notamment de son mari, Tamara Fields, résidente de Floride, réclame des dommages et intérêts à Twitter. Le réseau social aurait, selon elle, facilité les choses à Daech que ce soit "sciemment ou en fermant volontairement les yeux". L'attaque du 9 novembre a fait six morts, dont deux Américains travaillant pour une société privée de sécurité.
"Nous pensons certes que cette plainte est infondée mais nous déplorons sincèrement la terrible perte de cette famille", a réagi Twitter dans un communiqué.
Twitter fait l'objet de critiques régulières concernant sa modération des contenus racistes, diffamatoires ou de propagande. Les spécificités des réseaux sociaux en ligne rendent difficile la modération de tels contenus et en ont fait au fil des années les principales plateformes de diffusion de propagande djihadiste et, de fait, le meilleur outil de recrutement de filières extrémistes qui y voient un moyen de toucher un public large, essentiellement jeune.
(avec Reuters)
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>> Pour aller plus loin : Le patron de Twitter reconnaît sa « nullité » dans la lutte contre le harcèlement (in "Le Monde", 2015.02.05)
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