Daech impose une "violence extrême et désinhibée" à 10 millions d'habitants (Le Drian)

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Les exactions d'une cruauté sans nom commises en Syrie, en Irak ou en Libye sont la cause d'une totale désinhibition de la violence chez les djihadistes : viols, décapitations, tortures les plus abjectes, crucifixions publiques, esclavage des femmes. Tout cela à moins de quatre heures de vol de Paris (Chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers)
"Les exactions d'une cruauté sans nom commises en Syrie, en Irak ou en Libye sont la cause d'une totale désinhibition de la violence chez les djihadistes : viols, décapitations, tortures les plus abjectes, crucifixions publiques, esclavage des femmes. Tout cela à moins de quatre heures de vol de Paris" (Chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers) (Crédits : reuters.com)
Depuis plus de 25 ans, la France n'avait plus d'ennemi. Elle en a désormais un, Daech. François Hollande l'a explicitement désigné. Tout comme son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian.

La France est en guerre et elle a officiellement un ennemi. Lors de son intervention du 16 novembre devant le Congrès rassemblé à Versailles, François Hollande a désigné l'ennemi de la France, Daech. Il y avait très longtemps que la France n'avait pas eu un ennemi aussi clairement désigné. Elle n'en avait pas eu un depuis la fin de la guerre froide quand l'URSS était l'ennemi du monde occidental. Toutefois, l'URSS en tant qu'ennemi n'était jamais explicitement nommée, comme l'a rappelé le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian à l'occasion de son intervention aux Assises nationales de la recherche stratégique le 1er décembre.

"Comment désigner l'ennemi? Faut-il seulement le faire? C'est un problème ancien, à la fois diplomatique, politique et stratégique, mais aussi militaire : quelle est la cible? La position de la France a toujours consisté à rechercher des positions nuancées, en évitant de confondre par exemple menaces et risques, ennemis et rivaux", explique-t-il.

Pourquoi alors avoir si clairement désigné Daech, qui n'est même pas un Etat ? Parce que selon le ministre, "il faut rappeler qu'il existe des normes pour gérer l'ennemi : le droit international public établit en particulier le droit à la légitime défense (que la France a invoqué contre Daech)". Et c'est bien Daech qui "a déclaré la guerre" à la France, affirme le ministre. Pour la France, il n'était surtout pas question de se lancer dans une guerre dite préventive contrairement à ce qu'ont fait les Etats-Unis en Irak en 2003. Et Jean-Yves Le Drian d'expliquer que la France ne combat pas en Irak et en Syrie "le terrorisme en général" mais un ennemi, certes conjoncturel, mais "précis", Daech, dans le cadre de l'opération Chammal.

"La culture stratégique française n'a pas cette obsession, précise d'ailleurs Jean-Yves Le Drian. Au contraire, elle a intégré qu'il n'existait pas de sécurité absolue, et qu'il fallait donc, toujours, définir l'ennemi au plus juste et en réaction, pour fonder une stratégie militaire par essence défensive et dissuasive".

Daech, un "proto-Etat"

C'est donc à l'aune de l'analyse du ministre qu'il convient d'apprécier la désignation de Daech comme ennemi d'aujourd'hui. "Avec Daech, la désignation de l'ennemi ne fait donc pas de doute", affirme le ministre. En outre, la France dispose d'une légitimité pour combattre ce mouvement terroriste dans le cadre de la "légitime défense individuelle", reconnue par la résolution 2249 du Conseil de sécurité des Nations unies. "Autrement dit, nous n'attaquons que lorsque nous sommes attaqués : c'est une position éthique, politique, fait observer Jean-Yves Le Drian. C'est aussi une obligation juridique. Et lorsque les démocraties s'éloignent de ce principe, cela donne le désastre de 2003". Ce qui est très clairement une critique de la politique des Etats-Unis en Irak.

Pour le ministre de la Défense, Daech est un "proto-Etat", qui a soumis "un territoire vaste comme la Grande-Bretagne et une population d'environ 10 millions d'habitants". Il dispose "de capacités militaires et financières que de nombreux Etats n'ont pas". Toutefois, Jean-Yves Le Drian estime que Daech, qui a des effectifs de combattants "relativement limités", estimés entre 20.000 et 30.000 soldats, règne sur son territoire par une "violence extrême et désinhibée".

Le chef d'état-major des armées, Pierre de Villiers, explique lors de son audition du 25 novembre à l'Assemblée nationale que Daech est "un réseau d'individus sectaires, djihadistes islamistes radicaux, qui poursuit un projet global de subversion politique et religieuse. Ce projet est parfaitement raisonné. Il a été théorisé depuis les années 2004-2005 dans un texte d'Abu Bakr Naji qui a été traduit en français en 2007 sous un titre parfaitement clair : Gestion de la sauvagerie".

Enfin, Daech exerce également un pouvoir d'attraction très fort sur les djihadistes transnationaux, "les foreign fighters en nombre encore croissant" aujourd'hui encore, selon le ministre. Ces derniers font l'objet d'un "lavage de cerveau particulièrement violent" en vue de construire "une société nouvelle et un homme nouveau". Car, selon le chef d'état-major des armées, "Daech met en avant une caricature religieuse et spirituelle qui donne de l'épaisseur à la motivation de ses recrues. C'est parce qu'il fournit une identité de substitution, à travers l'évocation d'un passé idéalisé et d'un futur fantasmé, que cet idéal dévoyé a une résonance chez certains - plutôt jeunes - désespérés, exclus, affamés, humiliés - réels ou estimés".

Une guerre ou des guerres?

Pour Jean-Yves Le Drian, il y a une "continuité de la menace, sur les fronts extérieur et intérieur". Et intervenir en Syrie, "c'est du même coup protéger notre territoire et notre population". Ce que confirme le général de Villiers, le "mode d'action au cœur de Paris" de Daech - "des actes de guerre" -, révèle "le lien étroit qui existe entre la sécurité extérieure et la sécurité intérieure". Mais Jean-Yves Le Drian ne veut surtout pas que l'on désigne les djihadistes transnationaux comme des "ennemis de l'intérieur". "Si le combattant de Daech en Syrie et en Irak est un ennemi, et doit être traité comme tel, le terroriste sur le territoire national est un criminel, et doit être traité comme tel", explique-t-il.

Quelle est la stratégie de Daech? "Elle passe d'abord par un enracinement territorial, qui ignore totalement les frontières des États, précise le chef d'état-major des armées. Les territoires que contrôle Daech au Levant lui procurent soutiens et ressources à une échelle qui n'a pas de précédent : finances, mais aussi exécutants". C'est à partir de cette assise territoriale - son fief - qui est son centre de gravité, "qu'il planifie, prépare, télécommande ses attaques, et à partir de ses bases qu'il embrigade, fanatise, entraîne ses candidats au djihad", fait-il observer. Daech cherche, selon le général de Villiers, "l'implosion des sociétés, l'installation d'un chaos propice à l'émergence d'un néocalifat". Et le terrorisme n'est pour lui "qu'un moyen parmi d'autres d'arriver à ses fins".

Daech, les Omeyyades du XXIe siècle

Daech a "une stratégie d'expansion" en utilisant "les moyens modernes de communication et de transport pour s'affranchir des frontières", a expliqué le chef d'état-major des armées. "En voulant renouer avec la geste conquérante des premiers califes et de la dynastie des Omeyyades qui, entre 661 et 750, assurèrent l'expansion fulgurante et immense de l'islam, jusqu'en Espagne et aux confins du Pakistan, Daech exerce ainsi la puissante attraction d'une utopie en construction", estime le ministre de la Défense.

Du coup, Daech "essaime dans la bande sahélo-saharienne, au Sinaï, au Yémen, en Libye. Le djihadisme islamiste vise une connexion opérationnelle, voire géographique, de différents groupes au Moyen Orient, au Sahel et dans la corne de l'Afrique", explique le général de Villiers. Et peu importe l'étiquette ou le nom revendiqué - Daech, AQMI, AQPA, al-Nosra, qui "ne sont que des masques" -, ces groupes de terroristes possèdent "tous la même matrice. N'oublions pas qu'Al-Qaïda avait trouvé une base chez les talibans en Afghanistan, qu'au Sahel, AQMI voulait installer un califat et que Boko Haram et les Shebab prétendent eux aussi administrer des territoires".

Des modes d'actions difficiles à contrecarrer

Ce qui impressionne nos responsables politiques et militaires, c'est le caractère hybride du combattant islamiste et surtout sa détermination jusque-boutiste. "La dangerosité de l'ennemi, est liée à sa plasticité", souligne Jean-Yves Le Drian. Les djihadistes n'ont "pas de profil type, aisément identifiable, ce qui rend notre ennemi protéiforme et insaisissable", précise pour sa part le chef d'état-major. Le général de Villiers décrypte leurs modes d'action qui "visent à contourner la puissance des pays occidentaux".

"Ils sont redoutablement variés : ce sont les cyberattaques, les engins explosifs improvisés, les snipers, les attaques suicides. Ces capacités sont d'autant plus dangereuses qu'elles sont peu coûteuses, aisément accessibles, et qu'elles se combinent facilement à l'idéal de mort et au fanatisme des djihadistes.

Dans sa fuite en avant, Daech recherche la rupture par une surenchère de la terreur. "Il s'appuie en cela sur le mépris de la mort de ses djihadistes, analyse le général de Villiers. Cette terreur mise en scène vise un effet de sidération chez la victime et alimente les forces, que j'appellerai immorales, des terroristes. Aujourd'hui, parmi les membres des katibas - quel que soit l'âge de ces hommes ou de ces femmes -, la seule compétition qui soit est souvent celle du martyre. Les exactions d'une cruauté sans nom commises en Syrie, en Irak ou en Libye sont la cause d'une totale désinhibition de la violence chez les djihadistes : viols, décapitations, tortures les plus abjectes, crucifixions publiques, esclavage des femmes. Tout cela à moins de quatre heures de vol de Paris".

"Non seulement il n'obéit pas aux catégories habituelles, mais il fonde même son agilité et son efficacité stratégiques sur sa capacité à nier ou effacer les limites qui structuraient jusque-là l'ordre international et l'art de la guerre moderne", regrette Jean-Yves Le Drian. (...) Là où nos armées sont engagées avec un ensemble de contraintes, l'ennemi s'affranchit d'emblée de toutes obligations, qu'elles soient juridiques, doctrinales ou éthiques.

À ces modes d'actions, il faut ajouter les attaques continues dans le champ de l'influence et des perceptions. "Elles véhiculent, par internet et les réseaux sociaux, une propagande agressive, réactive et de grande qualité technique, qui cherche à discréditer nos valeurs et notre modèle de société", fait remarquer le chef d'état-major des armées.

Comment lutter contre Daech

Le jusqu'au-boutisme des combattants islamistes "conditionne la dimension psychologique du combat que nous engageons", estime-t-il. Face aux groupes armés terroristes, quelle stratégie militaire ? Face à cette violence "la force est indispensable, affirme le général de Villiers. Pour la mettre en mouvement, les leviers résident toujours dans la conjonction et la combinaison de trois éléments : la volonté, les moyens et l'engagement". Une volonté d'abord politique. Et face à cet adversaire et à son idéologie, "nous devons inscrire nos actions dans le temps long, réitère le chef d'état-major des armées. Vaincre demandera des années d'endurance, de constance et de persévérance".

Pour autant, note le ministre, "il est autrement plus complexe de détruire une idée. De ce point de vue, il y a fort à parier que l'idéologie djihadiste, qui existait avant Daech, lui survivra probablement. Nous devons aussi nous y préparer". Ce qui va demander de la constance politique dans les efforts. D'ailleurs Jean-Yves Le Drian finit son discours par une citation de Trotski  - "vous ne vous intéressez pas à la guerre, mais la guerre, elle, s'intéresse à vous" - et surtout par cette réflexion incroyable en forme d'aveu :

"Cette mise en garde me semble d'une grande actualité : on peut ignorer ses ennemis - certains le font très bien -, jusqu'au jour cependant où eux-mêmes ont décidé de ne plus vous ignorer. Ce jour-là s'est malheureusement produit. C'était pour la France le 13 novembre dernier".

A qui la faute? A Nicolas Sarkozy et François Hollande - ce dernier ayant fait machine arrière -, qui ont tous les deux sacrifié le budget de la Défense en arrivant à l'Elysée comme beaucoup d'autres responsables politiques avant eux à l'image de Lionel Jospin. Pourquoi ? Pour trouver des économies faciles à réaliser - un militaire se tait et exécute - au détriment de la sécurité. Les Français en ont payé le prix du sang...

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Commentaires
a écrit le 09/12/2015 à 15:58 :
Décidément les citations du grand Charles se révèlent exactes :" Comment voulez vous gouverner un pays qui possède plus de trois cent soixante quinze fromages " sortez de l'hexagone visitez la Catalogne , l'Ecosse , allez discuter avec nos voisins Suisses du Valais , ils vous diront ce qu 'ils font quand les Français votent : ils " rigolent " car nous sommes en dictature . C'est l'oncle Sam qui tire les ficelles , il ne veut pas d'une Europe forte ni d'une grande Russie il est prêt à tout , en Extrème Orient là encore il fait semblant...! Au Vietnam des millions de t. de bombes sont tombées+napalm+bioxsine lamentable cousin que nous avons là . De l'Europe nous sommes le pays qui lui résiste où résistait hélas le plus , il nous jalouse pour nos cerveaux...bref
a écrit le 08/12/2015 à 9:32 :
Mais les socialistes disent sans cesse que l'ennemi de la France ,c'est le FN. Allez comprendre !!!!!
a écrit le 08/12/2015 à 8:33 :
On vient de nommer notre ennemi enfin!!

Pour le but de guerre ??

On ne veux pas de Bachar a si finalement on le veux bien pour l'instant mais les saoudiens et le Quatar ne le veulent surtout pas et fiancent des miliciens
Nos moyens ??
Depuis le 13 novembre on a mis un peu plus avant je crois que c'était 6 frappes en 3 mois Il n empêche que sans soldats au sol cela ne donnera pas grand chose
On s'est mis dans un bazar avec les russes les saoudiens Bachar les iraniens etc. Sans savoir ce qu'on voulait faire
Mr Hollande aura finalement tout rater en 5 ans

a écrit le 08/12/2015 à 8:32 :
l'ennemi pas de la France mais des pays democratique
se sont ceux qui encourage la charia
comme le qatar, l'arabie saoudite m erdogan qui joue sur les deux tableaux
et certaine entreprise de la finance
pour reduire les droits des citoyen voir le cas wv ce jour
ou meme les dirigeants europeen
presse par le fric de reduire les avantages
a écrit le 08/12/2015 à 7:46 :
Les ennemis de la France sont le chômage, la misère, l'illettrisme, les partis politiques, Les magouilles et tambouilles depuis le 21/04/2002.
a écrit le 08/12/2015 à 7:11 :
Ne pas oublier que le premier groupe terroriste est tjrs les USA...avec la CIA qui a trempe te qui trempe dans tous les conflits...
a écrit le 07/12/2015 à 21:56 :
La fin de votre article est un peu surprenant. Ce n'est pas parce que "la France a sacrifié le budget de la Défense" qu'elle a été attaqué sur son sol, mais bien au contraire parce que son budget de défense est le plus important de l'Union Européenne (avec la G.B) et qu'elle intervient sur des théâtres extérieurs contre ces groupes terroristes. L'Allemagne qui n'intervenait pas car n'en ayant pas réellement les moyens et la volonté n'a pas été attaquée, ni la Pologne. La France dépense pour sa défense, mais elle devra faire des choix entre dissuasion et projection à moins que d'autres états européens ne l'aide financièrement à représenter, quasiment seule, la puissance militaire européenne. Et plus de moyens n'aurait probablement pas éviter ce genre d'attaque terroriste sur notre sol. Si Daech attaque certains pays militairement capable d'intervenir au sol contre eux c'est justement pour pouvoir combattre leurs soldats et les vaincre ! Car pour l'instant ils n'ont aucun moyen de combattre les bombardiers qui les suppriment. Reste que Daech est loin d’être la seule menace, Al Qaida moins "télégénique" attend son heure, mais l'objectif et la matrice idéologique sont identiques, seul les moyens diffères. Il est effarant de lire dans le Canard que l'Elysée acceptait de sacrifier Damas à Al-Qaida (Al Nosra) pour nuire à Bachar. Le groupe terroriste qui prendra l'ancienne capitale des Omeyades aura l’admiration de centaines de milliers de musulmans. "l'idéologie djihadiste, qui existait avant Daech, lui survivra probablement" c'est vrais tant que l'on acceptera que L'Arabie Saoudite, le Qatar ou et les EAU déversent des millions de dollars pour bourrer des cranes de l'Indonésie aux Sénégal. François Hollande a désigné l'ennemi de la France, Daech, un ennemi permet de cacher la foret.
a écrit le 07/12/2015 à 19:28 :
Non, notre ennemi ne se résume pas à daesh. Notre ennemi, c'est l'islamisme ; ne pas savoir caractériser son ennemi est une faute rédhibitoire ! L'islamisme est un courant musulman politique, rigoriste et expansionniste. Le wahabisme d'Arabie Saoudite ou encore le salafisme sont des islamismes. Daesh, le front islamique syrien, al-nosra, boko haram, al-qaïda, al-chabab somalien sont les mouvements armés de l'islamisme, qu'il faudra anéantir militairement, par ordre stratégique. Cependant, la priorité absolue est la défense de notre nation par les forces armées et par l'expulsion de l'islamisme de France (fermeture de mosquées islamistes, nationalité par le sang) et d'Europe. Une coopération militaire d'une Europe des nations puissante est une nécessité urgente pour protéger les pays en première ligne que sont l'Espagne, l'Italie et la Grèce. L'islamisme se combat sur les champs idéologique, culturel, économique et militaire. Nous payons la facture de notre candeur et de notre suivisme de la politique folle des étasuniens au Moyen-Orient. Et le gouvernement actuel défend la France, avec la tête dans le brouillard et du sable jusqu'aux genoux !
Réponse de le 12/12/2015 à 15:26 :
Excellente analyse. J'ajouterais qu'une défense au niveau de la zone€ est nécessaire pour éviter ces confusions, dues à l'entrée dans l'OTAN dont les intérêts (USA) militaires et surtout économiques sont différents. Depuis ce moment, la politique économique et extérieure de la France est trouble parce qu'elle dépend des contrats libellés en pétrodollars - dans le même temps, la qualité de nos relations, et aussi les parts de marché, avec nos voisins et partenaires économiques directs ont fondu au profit d'autres concurrents. Oú sont concentrés les efforts?
a écrit le 07/12/2015 à 18:45 :
Selon l'Observatoire de la santé des dirigeants de PME, deux patrons se suicident chaque jour, ce qui par un macabre calcul se traduit à 700 chefs de PME tués chaque année par l'économie menée par les politicards ;

Depuis 2007, 8 ans se sont écoulés soit 8x 700 = 5 600 tués par l'économie menées par les politocards ;

c'est démesurément plus que les conséquences de Daesh,

Question ennemi de la France, sont en tête les gouvernements Sarkzoy Fillon Valls ;

CQFD, le principal ennemi de la France, le magma politique des précités.
a écrit le 07/12/2015 à 15:51 :
Sans Daech, Hollande en serait où question sondage?
a écrit le 07/12/2015 à 14:42 :
On se construit des ennemis utiles quand il le faut! Ce n'est pas une création spontanée!
a écrit le 07/12/2015 à 13:47 :
L'ennemi , c'est plutôt nos politiciens qui font du clientélisme et vivent sur la bête.
Nos dirigeants sont incapables d'adapter le pays au monde actuel. Fuite en avant,
par la dette, fiscalité surréaliste et chômage qui est la source de tous les intégrismes.
Nos jeunes sont déboussolés et l'école ne peut plus assimiler une immigration
galopante. Nos problèmes viennent de l'intérieur du pays pas uniquement de Daech.
a écrit le 07/12/2015 à 12:19 :
Le premier ennemi de la France : son corps politique. Il suffit de voir les lois toujours plus liberticide qui sont pondues.
a écrit le 07/12/2015 à 12:00 :
Personellement, j'hésite entre les socialistes et Daech, parce que c'est quand même les socialistes qui ont encouragé et promu les régularisations massives dont nous sommes aujourd'hui les victimes !!!
a écrit le 07/12/2015 à 11:47 :
Non ! L'ennemi de la France est son propre peuple.

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