Vine est mort, vive Vine ? Twitter annonçait fin octobre l'arrêt de son application de vidéos de 6 secondes, qui se répètent à l'infini. Selon le site spécialisé Tech Crunch, Twitter a reçu plus d'une dizaine d'offres, dont plusieurs repreneurs asiatiques, et espère "conclure l'affaire rapidement". Line, application japonaise de messagerie instantanée, se serait manifestée parmi les compagnies intéressées par le rachat de Vine. Le groupe de Jack Dorsey aurait déjà réalisé une pré-sélection de cinq offres.
D'après Tech Crunch, plusieurs offres évaluent la valeur de Vine à moins de 10 millions de dollars, l'application vidéo ne générant pas directement de revenus significatifs. Vine revendique 200 millions d'utilisateurs actifs par mois. Fin 2012, Twitter avait racheté Vine avant même son lancement officiel pour un montant estimé de 30 millions de dollars. En pleine restructuration, le petit oiseau bleu se sépare donc de ses applications jugées non-essentielles et coûteuses. Fin octobre, le NY Times estimait le coût de fonctionnement de Vine à "10 millions de dollars par mois pour l'infrastructure et les employés, d'après deux anciens salariés".
Depuis l'annonce de la fermeture de Vine, Twitter est resté muet. Le réseau social a seulement précisé dans une note de blog publiée sur Medium : "Vous pourrez accéder à vos Vines et les télécharger. Nous allons garder le site en ligne." Aucun rachat n'avait été évoqué par le groupe.
Les internautes ont lancé une vague de soutien à l'application de vidéos, notamment sur Twitter avec le hashtag #RIPVine en partageant leur Vine préféré. Cet attachement des utilisateurs aurait attiré les repreneurs potentiels, d'après Tech Crunch.
À lire également
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Un incident majeur toutes les deux heures : les risques cyber explosent dans la finance européenne
448 TWh d'électricité par an, 4.500 milliards de litres d’eau : les coûts cachés de la révolution de l’IA
Meta recule sur son outil de surveillance des salariés pour entraîner son IA
Bruxelles dévoile son grand plan pour la souveraineté technologique, avec des instruments encore timides