Le PDG d'Orange réaffirme sa position défensive dans les contenus

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Il a été on ne peut plus clair. Dans un entretien au Monde, Stéphane Richard, le PDG d'Orange, a une nouvelle fois déclaré qu'il ne croyait guère dans la convergence entre les télécoms et les contenus. « Je ne suis pas un converti de la convergence et je pense que je ne le serai jamais, a-t-il déclaré cette semaine au quotidien du soir. Si cela consiste à faire des chèques de 400 millions d'euros par an, pour acheter des droits sportifs ou 1,5 milliard pour des droits de foot, je n'en fais pas partie. »
Le PDG de l'opérateur historique fait ici référence au montant spectaculaire déboursé par son rival SFR pour les droits de la Ligue des champions il y a deux semaines. Mais aussi à la claque que l'opérateur a reçu à la fin des années 2000, lorsqu'il a voulu réserver à ses abonnés l'exclusivité de belles affiches de ligue 1. Suite à des plaintes de la concurrence, l'opérateur a été condamné par la justice, et a mis fin au projet, perdant au passage plusieurs centaines de millions d'euros.
C'est la raison pour laquelle Stéphane Richard rappelle, en y mettant les formes, que l'« environnement juridique et concurrentiel est compliqué quand il s'agit de marier les télécoms et les contenus ». En outre, plusieurs cadres d'Orange ont, ces derniers jours, déclaré qu'ils doutaient fortement de la rentabilité des droits sportifs décrochés par SFR. Un point de vue que ne partagent, toutefois, pas forcément certains analystes.
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Si Stéphane Richard assure qu'il n'envisage pas d'aller frontalement au bras de fer avec Patrick Drahi, le propriétaire de SFR, pour décrocher des actifs médias premium, il ne compte, en revanche, pas laisser son rival confisquer l'ensemble du marché de la télévision payante. D'où sa stratégie défensive à ce sujet, illustrée par la possibilité d'une alliance avec Canal+. « Notre démarche consiste [...] à rapprocher industriellement, commercialement et en distribution Canal+ et Orange », précise-t-il au Monde. L'opération pourrait notamment permettre à la chaîne de Vincent Bolloré de se positionner en rival sérieux pour décrocher les prochains droits de la Ligue 1, début 2018. Des actifs cruciaux si Canal+ souhaite conserver un statut de chaîne de sport de référence.
>Lire aussi: La folle inflation des droits du football
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