Havas réorganise sa direction après un résultat 2010 en hausse
latribune.fr avec Reuters
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Havas a annoncé mardi soir qu'il allait reprendre le chemin des acquisitions à l'issue d'un exercice 2010 marqué par une amélioration de sa marge et un retour à une croissance organique à la faveur du rebond du marché publicitaire. Vincent Bolloré, président du sixième groupe publicitaire mondial, a également annoncé le départ inattendu du directeur général Fernando Rodès après cinq années passées à la tête du groupe.
"Nous avons décidé de reprendre la croissance externe", a déclaré l'homme d'affaires lors d'une conférence de presse. Il a également précisé que le groupe se fixait pour objectif d'atteindre un revenu de 2,5 milliards d'euros d'ici trois ans, contre 1,6 milliard en 2010.
Havas, dont les capacités totales de financement s'élèvent à 1,76 milliard d'euros, dispose d'une enveloppe de 700 à 75O millions à investir dans des acquisitions, a-t-il précisé.
Sans dévoiler de cibles précises, Vincent Bolloré, premier actionnaire de Havas, a souligné qu'il existait "énormément d'opportunités partout", évoquant notamment les médias, les relations publiques et le numérique, un secteur qui représente aujourd'hui 19% du chiffre d'affaires et qu'il veut porter à entre 25% et 30%.
Direction réorganisée
Cette nouvelle phase de développement du groupe publicitaire coïncide avec une réorganisation de sa direction générale. Pour des raisons personnelles, Fernando Rodès abandonne ses fonctions de directeur général, poste auquel il est remplacé par David Jones, actuel PDG du réseau Havas Worldwide.
Fernando Rodès est toutefois nommé vice-président, aux côtés de Yannick Bolloré, le fils de Vincent Bolloré, qui dirige le pôle médias du groupe Bolloré , et Stéphane Fouks, coprésident d'Euro RSCG Worldwide.
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Le catalan restera également associé au développement du groupe en Espagne, au Portugal et en Amérique latine, a précisé Vincent Bolloré, qui a évoqué une possible alliance capitalistique.
L'homme d'affaires a par ailleurs fait état d'un début d'année en fanfare pour le groupe publicitaire, avec une croissance organique de 7,7% à la fin février, contre 4,9% au quatrième trimestre 2010 et 3,5% sur l'ensemble de l'année 2010.
La croissance d'Havas, dernier des grands groupes publicitaires mondiaux à publier ses résultats annuels, tient principalement au dynamisme de l'Amérique du Nord, l'Europe reculant encore de 0,7%.
A titre de comparaison, le britannique WPP a enregistré une croissance organique de 5,3% en 2010, Publicis de 8,3% et Omnicom de 6,4%.
Dividende augmenté de 25%
Le groupe a amélioré son bénéfice net, part du groupe, de 20% à 110 millions d'euros l'an passé. Les analystes de leur côté tablaient sur un résultat net de 123 millions en 2010. Après cette performance, Havas propose un dividende en hausse de 25% à 0,10 euro par action au titre de 2010
Sa marge opérationnelle courante passe à 13,0% en 2010 contre 12,5% en 2009, tandis que son revenu ressort à 1,558 milliard, à comparer à un consensus de 1,537 milliard d'euros.
Havas, qui a affiché pour 1,9 milliard d'euros de gains de budgets nets en 2010, vise une amélioration de sa marge de deux à trois points à moyen terme. Le groupe va notamment procéder au regroupement de la plupart de ses équipes dans les mêmes locaux en rapprochant "les back office".
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Vincent Bolloré, qui détient 32,9% d'Havas, possède également 29,2% de l'agence britannique d'achats d'espaces Aegis , suscitant régulièrement des spéculations sur un possible rapprochement entre les deux groupes.
Le PDG du groupe Bolloré a souligné que cette participation financière n'avait pas vocation à perdurer "éternellement", tout en précisant que toutes les options restaient ouvertes.
L'action Havas a clôturé mardi en hausse de 0,15% à 4,14 euros, donnant une capitalisation de 1,78 milliard d'euros. Elle a pris 0,3% depuis le début de l'année après avoir gagné 6% en 2010.
latribune.fr avec Reuters
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