TF1 reste actionnaire du groupe AB de Claude Berda
Jamal Henni
Jamal Henni
TF1 va rester actionnaire du groupe AB. Depuis 2006, la Une détient 33,5% du groupe de Claude Berda. Mais le père de "Hélène et les garçons" détenait une option pour racheter cette participation pour 155 millions d?euros. Et il en avait les moyens : il a touché il y a deux ans un chèque de 195 millions d?euros lors de la vente à TF1 des chaînes TMC et NT1. « Challenges » estime même sa fortune totale à 900 millions d?euros. Or cette option de Claude Berda expire le 12 juin, et, selon des sources industrielles, il a décidé de ne pas l?exercer. Cela ne l?empêchera pas de racheter un jour les parts de TF1, mais il faudra alors l?accord de TF1 et renégocier le prix.
Diversification dans l'immobilier
Claude Berda détient le reste du capital du groupe AB, via sa holding luxembourgeoise Port Noir Investment. Aujourd?hui installé à Genève, il a aussi investi dans l?immobilier, le BTP, les services financiers? Les derniers chiffres connus concernant le groupe AB datent de 2009 : un bénéfice opérationnel de 74 millions d?euros (+7%) sur un chiffre d'affaires de 236 millions d?euros (+2,5%). Mais depuis cette date, TMC et NT1 sont sortis du périmètre. Toutefois, le groupe AB reste propriétaire d?un important catalogue (1.300 titres) et d?une série de chaînes thématiques, les principales étant RTL9 (14 millions de foyers abonnés), AB1 (12,7 millions) sans oublier la très rentable XXL (1,3 million).
À lire également
Selon le CSA, les chaînes thématiques d?AB (hors RTL9) ont réalisé en 2010 un bénéfice net de 16,8 millions d?euros (-1%) sur un chiffre d'affaires de 62 millions (stable). Seul 4% de ce chiffre d?affaires provient de la publicité, l?essentiel provenant des reversements des abonnés et des bouquets distribuant les chaînes. En 2009, le chiffre d?affaires des chaînes thématiques avait chuté de 30%, suite à la baisse des reversements des bouquets, à commencer par CanalSat. Interrogé, le groupe AB n'a pas fait de commentaires.
Jamal Henni
« Anticiper le coût du token sur cinq ans, c’est impossible » : les entreprises face à l'explosion de la facture de l'IA
IA : la douche froide Broadcom fait vaciller les stars européennes des semi-conducteurs
IA : les géants Soitec et STMicroelectronics prêts à réduire la consommation électrique des data centers
Les salariés français à la traîne dans l’adoption de l’IA