Que reste-t-il du Groupe Hersant ?

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L'ex-conglomérat de la presse française accuse une forte chute de ses revenus publicitaires. Pour rembourser ses créanciers, il revend ses actifs par appartements. Le milliardaire François Pinault vient de rejoindre Bernard Tapie et Etienne Mougeotte sur les rangs des repreneurs potentiels du pôle Sud du groupe.

Le groupe Hersant vit ses dernières heures. Le groupe de presse négocie actuellement la cession de son pôle Sud (Nice Matin, La Provence, Corse Matin). Après Bernard Tapie et Etienne Mougeotte, le milliardaire français François Pinault vient d?exprimer son intérêt pour ces titres régionaux. Le groupe Ebra (Le Progrès, le Dauphiné Libéré) est également sur les rangs.

Cet épisode survient quelques mois après le redressement judiciaire de Paris-Normandie, un autre titre du Groupe Hersant Media (GHM, ex France-Antilles). Quant aux titres L'Union-L'Ardennais, L'Est Eclair, Libération Champagne et L'Aisne nouvelle, ainsi que la radio Champagne FM, ils devraient passer dans le giron du belge Rossel, qui n'attend plus que le feu vert des 17 banques créancières de GHM pour finaliser ce rachat. Même le pôle DOM-TOM du groupe n?est pas épargné puisque GHM vient de vendre "La Dépêche d?Haïti" et espère une reprise des "Nouvelles Calédoniennes" avant la fin de l?année. En 2011, le groupe avait abandonné la presse gratuite en fermant la Comareg, éditeur de Paru-Vendu.

En réalité, Philippe Hersant, fils de Robert, organise le démantèlement de l?ex-France-Antilles pour rembourser une dette de 215 millions d?euros. Le retournement du marché publicitaire en 2008 a privé le groupe de près du tiers de son chiffre d?affaires en quelques années.

Fin d?une glorieuse histoire

C?est une page qui se tourne pour l?histoire de la presse française longtemps dominée par cette constellation de titres régionaux et nationaux fondée par Robert Hersant dans les années 1970. Ce dernier avait concentré jusqu?à 40% des titres de la presse française dans les années 1980. Après avoir scindé le groupe en deux pour éviter la loi anticoncentration de la presse en 1982, Robert Hersant cède en 2004 l'une de ces deux branches, la Socpresse, à Serge Dassault. L'homme d'affaires est ainsi devenu propriétaire de titres aussi prestigieux que Le Figaro, mais également de L?Express et de L?Expansion, qui ont été cédé deux ans plus tard au belge Roularta.

France Soir avait été revendu en 1999 par le groupe Hersant. Le titre, dernier grand quotidien national français à tirer à plus d?un million d?exemplaire, a définitivement disparu en juillet dernier.

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Commentaires
a écrit le 11/12/2012 à 16:00 :
l'auteur de cet article écrit n'importe QUOI.IL ne connait RIEn àla presse et a ses propriétraires.Quel honte de lire une tel article dans un journal qui se veut sérieux !!!!
a écrit le 02/12/2012 à 20:51 :
"Robert Hersant cède en 2004 l'une de ces deux branches, la Socpresse, à Serge Dassault".

Robert Hersant est mort en 1996 !

"L'homme d'affaires est ainsi devenu propriétaire de titres aussi prestigieux que Le Figaro, mais également de L?Express et de L?Expansion, qui ont été cédé deux ans plus tard au belge Roularta".

Le Groupe Express-Expansion n'avait rien à voir avec la Socpresse mais a été racheté indépendamment par Dassault à Vivendi Universal.

C'est de l'amateurisme c'est article...
a écrit le 27/11/2012 à 3:34 :
"la Dépêche d'Haïti"... quel professionnalisme à la Tribune ! Et vous placez Tahiti dans l'océan indien, non ?
a écrit le 25/11/2012 à 13:28 :
depeche de tahiti eut ete plus juste
a écrit le 24/11/2012 à 8:40 :
la presse du groupe hersant peut dire merci aux syndicat du livre. Le prix du journal et leur distribution souvent aléatoire et cacophonique ont contribué à la disparition de leurs lecteurs.
Le groupe Amaury à la chance de posséder "ASO" qui lui permet de diversifier des révenus .
Réponse de le 24/11/2012 à 11:52 :
Le syndicat CGT du Livre a tué la presse française, avec des coûts d' impression et de distribution très au-dessus de la moyenne européenne, comme ce syndicat l' a déjà fait dans les ports avec les dockers. C' est une mafia, pas un syndicat qui défend les ouvriers.
a écrit le 24/11/2012 à 5:24 :
Il n'y a plus de SR à La Tribune ?

"La Dépêche d?Haïti"... plutôt Tahiti, non ?
a écrit le 24/11/2012 à 1:19 :
HERSANT, CA EXISTE ENCORE, SAVAIS PAS...
a écrit le 23/11/2012 à 22:05 :
ben faut dire que les journaux locaux du groupe se sont bien reposés sur leur position, quand vous voyez que la maquette des sites de ceux-ci sont une copie simple l'un de l'autre, et que cette maquette date, c'est triste, on dirait qu'ils n'osent pas embaucher d'informaticiens. Et puis, ces journaux locaux n'ont pas développé de suppléments comme d'autres l'ont fait, il y en a, oui, mais c'est vraiment loin d'être à la page.

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