Arnaud Lagardère vend les parts de son groupe après la scission de Vivendi
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« Cette cession s'inscrit dans ma volonté d'investir au niveau de Louis Hachette Group SA », a justifié le PDG de Lagardère.
Reuters
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« Cette cession s'inscrit dans ma volonté d'investir au niveau de Louis Hachette Group SA », a justifié le PDG de Lagardère.
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Le PDG héritier de Lagardère s'éloigne de son entreprise. Ce vendredi, Arnaud Lagardère a envoyé un message aux collaborateurs du groupe expliquant : « Je viens de céder l'essentiel de la participation directe et indirecte que je détenais dans Lagardère SA, passant de 5,12% à 0,40% du capital. »
Racheté par Vivendi en novembre 2023, Lagardère possède un réseau très profitable de boutiques dans les gares et aéroports (enseignes Relay), des salles de spectacle (Casino de Paris, Folies Bergère...), des médias (Europe 1, Le Journal du Dimanche...), ainsi que le numéro un français de l'édition, Hachette Livre (Grasset, Calmann-Lévy, Fayard, Larousse...).
L'objectif est de « participer à son développement aux côtés des autres actionnaires et notamment le premier d'entre eux, la famille Bolloré, dont je vous ai déjà exprimé à plusieurs reprises, l'admiration et le respect que je lui porte et la chance qu'elle incarne pour notre Groupe », assure Arnaud Lagardère. Il reste à la tête du groupe à son nom, fondé par son père Jean-Luc et dont il a hérité à la mort de ce dernier en 2003 : « Je suis fier de vous diriger dans ce nouveau chapitre enthousiasmant de notre Groupe », conclut-il.
Coté à Paris sur le marché Euronext Growth, Louis Hachette Group est l'une des quatre entités nées de la scission de Vivendi, géant français des médias et de l'édition contrôlé par la famille du milliardaire Vincent Bolloré. Les autres sont le groupe audiovisuel Canal+ (coté à Londres), le groupe de communication Havas (à Amsterdam), et Vivendi lui-même, vidé de la plupart de ses actifs après la scission et qui va sortir de l'indice boursier CAC 40 à partir du 23 décembre. Les différentes introductions en Bourse de ces sociétés ont eu lieu le 16 décembre.
Mais ces dernières ne se sont pas faites sans difficulté. Le fonds activiste CIAM, qui détient 0,025% du capital, a lancé des actions tous azimuts pour bloquer cette scission. Selon le fonds, les « places étrangères ou moins réglementées » permettront à Vincent Bolloré d'augmenter à l'avenir ses participations et donc de renforcer son « contrôle sur Canal+, Havas et Louis Hachette Group, sans avoir à lancer d'offre publique » d'achat, tout en vidant « Vivendi de ses actifs essentiels ». Sous le seuil réglementaire de 30%, Vincent Bolloré n'a jamais été contraint de lancer une offre obligatoire sur Vivendi.
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Son fils, Yannick Bolloré, a cependant assuré que la scission est « la voie qui permet de créer de la valeur pour l'ensemble des actionnaires ». Et s'il s'agissait pour le groupe Bolloré de prendre son contrôle, « ce n'est pas cette stratégie qu'il choisirait ».
(Avec AFP)
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