La Nouvelle-Zélande aussi veut que Google et Facebook paient les médias

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(Crédits : Pascal Rossignol)
Le ministre néo-zélandais en charge des médias, Kris Faafoi, a dit envisager l'adoption d'une règlementation visant à contraindre les géants de la tech à rémunérer les éditeurs de presse pour leurs contenus. Une mesure qui sera destinée à aider le secteur des médias, en grande difficulté.

La Nouvelle-Zélande a demandé mercredi à Google et Facebook de conclure, avec les médias de l'archipel, des accords analogues à ceux récemment conclus en Australie.

Le ministre néo-zélandais en charge des médias, Kris Faafoi, a dit envisager l'adoption d'une règlementation visant à contraindre les géants de la tech à rémunérer les éditeurs de presse pour leurs contenus. Une mesure qui sera destinée à aider le secteur des médias, en grande difficulté.

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Des accords négociés plutôt qu'une réglementation contraignante

Le ministre a cependant affirmé privilégier la conclusion d'accords - dans le cadre de négociations entre les groupes de presse du pays et les géants américains - plutôt que l'adoption d'une règlementation contraignante.

"La semaine dernière, j'ai rencontré (des représentants) de Google et Facebook", a-t-il indiqué devant une commission parlementaire.

"Je suis convaincu que les discussions commerciales qui ont lieu entre les médias traditionnels et les plateformes numériques vont également commencer en Nouvelle-Zélande et je les encourage".

En Australie, un long bras de fer avec Google et Facebook

La semaine dernière, le Parlement australien a adopté une loi destinée à obliger les groupes numériques à payer les éditeurs de presse du pays en échange de leurs contenus d'actualité. Ces mastodontes sont accusés de capter une large partie des recettes publicitaires et d'utiliser leurs contenus sans contre-partie financière.

Facebook et Google ont réussi à édulcorer certaines dispositions de cette loi. Ainsi, les accords sont davantage susceptibles d'être le fruit de négociations que d'être imposés par une autorité régulatrice.

La loi a été adoptée après un long bras de fer avec les géants de la tech, au cours duquel Facebook a montré sa puissance en bloquant quelques jours la publication de liens renvoyant vers des articles d'actualité et les pages des médias du pays.

Le gouvernement néo-zélandais attentif aux négociations entre médias et Gafa

M. Faafoi a indiqué que la réglementation décidée par le gouvernement dépendra de l'avancée des discussions "entre les plateformes et les entreprises de presse".

Il a souligné que les médias néo-zélandais sont confrontés à une grave crise financière au moment où la pandémie de Covid-19 a souligné l'importance de leur travail.

"Le rôle des médias tout au long de la pandémie a été la clé du succès de l'action menée en Nouvelle-Zélande", a-t-il déclaré.

"En tant que ministre, je m'engage à soutenir le secteur... et à apporter les changements nécessaires pour le rendre plus fort et plus durable à l'avenir".

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Commentaires
a écrit le 03/03/2021 à 19:18 :
Ca devient de l'obsession, qui aurait l'idée de lire son journal sur facebook ?
Quand aux autres journaux s'ils apparaissent sur gmail ou autres, c'est moi qui me suis abonné, et le journal local qui à plus de 50% des gens est interessé je clique l'adresse à chaque fois et sur firefox pas sur Chrome, de toute façon; mis à part la tribune et zdnet, rare sont ceux qui ont des forum, quand à la Croix ils cherchent pour des chrétiens du fric par tous les moyens, la honte! et payer pour ne même pas avoir les rubriques du coin, faut être stupide, 10 morts en Ouganda, mais on ne sais même pas que la voisine a été enterrée.
a écrit le 03/03/2021 à 10:47 :
Comme il n'y a plus d'argent public pour soutenir la propagande néolibérale des médias de masse ils vont aller chercher de l'argent privé de gens qu'ils n'aiment pas.

Parce que c'est pas pour envoyer des reporters partout dans le monde pour traquer l'actualité brûlante ou bien pour enquêter sur la criminalité avec un grand C qu'ils veulent du fric, bien sûr que non, c'est pour envoyer des stagiaires en bas de la rue ou dans le champ voisin pour commenter la pluie, la neige, le froid, le vent, le chaud et tenir leurs menteurs télévisuels professionnels à des salaires à 5 chiffres étant donné que l'on comprendrait qu'à l'air d'internet ceux-ci ne le feraient plus par des salaires à 4 chiffres. Et je trouve quand même qu'ils sont bien téméraires mais bon il faut bien ça pour avoir sa grosse berline allemande et sa villa à Nice je suppose, on a tous les rêves que l'on peut.

Et de grâce, j'aimerais bien me tromper de temps en temps svp, merci d'avance à eux. Maintenant cela aura été une erreur, rare, des GAFAM de ne pas avoir embauché des journalistes afin de générer cette véritable information que l'ère du temps réclame, ils auraient pu renverser la table là également.

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