Pourquoi Apple achète Texture, le "Netflix de la presse"

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L'application américaine Texture permet d'avoir un accès illimité à plus de 200 titres de presse pour un abonnement de 9,99 dollars par mois. Apple n'a pas encore précisé si Texture allait fonctionner de façon autonome, comme à l'heure actuelle, ou être intégré dans Apple News (cette application, lancée en 2015 aux États-Unis, permet déjà d'agréger quelques articles de presse partenaires d'Apple).
L'application américaine Texture permet d'avoir un accès illimité à plus de 200 titres de presse pour un abonnement de 9,99 dollars par mois. Apple n'a pas encore précisé si Texture allait fonctionner de façon autonome, comme à l'heure actuelle, ou être intégré dans Apple News (cette application, lancée en 2015 aux États-Unis, permet déjà d'agréger quelques articles de presse partenaires d'Apple). (Crédits : DR)
Avec Texture, la firme à la pomme réalise sa première incursion officielle dans les médias. Cette application, lancée en 2010, permet d'avoir accès à 200 titres de presse pour un abonnement mensuel de 9,99 dollars. Une diversification de plus pour Apple, qui souhaite développer sa division services. Celle-ci (qui comprend déjà iTunes, Apple Music...) a pour objectif de générer 40 milliards de dollars d'ici à 2020.

Le fabricant d'iPhone muscle ses services. Apple a annoncé lundi avoir mis la main sur Texture, le "Netflix de la presse". Lancée en 2010, cette application américaine est un kiosque de presse en ligne. Pour un abonnement de 9,99 dollars par mois, il est possible d'avoir un accès illimité à plus de 200 titres de presse - dont Forbes, GQ, National Geographic, Vanity Fair... Le service aurait déjà 70.000 lecteurs actifs par jour, selon Axios. Le montant de l'opération n'a pas été dévoilé.

"Nous sommes engagés pour un journalisme de qualité provenant de sources fiables et pour que les magazines puissent continuer à produire des histoires (...) intéressantes pour les lecteurs", écrit dans un communiqué de presse Eddy Cue, vice-président en charge des services et logiciels en ligne chez Apple.

Le fleuron de la Silicon Valley affirme donc son ambition dans les médias, à l'heure où Facebook est embourbé dans la polémique des "fake news". "Nous ne voulons pas uniquement vous fournir les articles les plus populaires, mais les informations que vous devriez lire", a assuré lundi Eddy Cue, lors d'une conférence de presse au festival de cinéma SXSW (South by Southwest) à Austin (Texas). Selon lui, Apple est bien positionné pour fournir du contenu de qualité car "nous ne nous concentrons pas sur la publicité."

Apple choie sa division services

Comme à son habitude, le géant américain n'est pas bavard quant à l'intégration de ses nouvelles sociétés au sein de son écosystème. Apple n'a pas encore précisé si Texture allait fonctionner de façon autonome, comme à l'heure actuelle, ou être intégré dans Apple News. Lancée en 2015 aux États-Unis, cette application permet déjà d'agréger quelques articles de presse partenaires d'Apple.

Une chose est sûre : cette nouvelle application va servir à nourrir l'écosystème de la firme à la pomme, qui cherche à développer ses services. L'objectif du fabricant d'iPhone est d'atteindre les 40 milliards de dollars générés par sa division services en 2020. Actuellement, elle génère près de 30 milliards de dollars. Cette activité - qui comprend iTunes, Apple Music, iCloud, ApplePay - a vu son chiffre d'affaires augmenter de 18% à 8,47 milliards de dollars pour le premier trimestre 2018. Sa plateforme de streaming, Apple Music, vient d'ailleurs de dépasser les 38 millions d'abonnés.

Se faire une place dans le streaming vidéo

L'un de ses chantiers est de s'imposer dans le streaming vidéo. Début janvier, des rumeurs couraient sur une potentielle acquisition de Netflix ou de Disney. Deux hypothèses qui seraient à écarter, si l'on en croit Eddy Cue. Questionné sur le sujet au festival SXSW, le responsable a rappelé : "Quand on regarde l'histoire d'Apple, nous n'avons jamais réalisé de grandes acquisitions." En citant le joueur de hockey sur glace, Wayne Gretzky, Eddy Cue affirme qu'il faut "patiner vers l'endroit où se dirige le palet, et non vers l'endroit où il a été". Comprendre : Apple préfère anticiper les prochaines tendances, plutôt que de rattraper son retard en la matière.

Pourtant, l'entreprise de Tim Cook a annoncé vouloir dépenser 1 milliard de dollars pour développer ses propres contenus originaux en 2018. Elle s'est notamment offert en octobre dernier les services de Steven Spielberg pour faire revivre Amazing Stories, série phare des années 1980. Une équipe de 40 personnes est actuellement mobilisée chez Apple pour produire son offre vidéo.

Lire aussi : Streaming vidéo : Apple peut-il s'imposer face à Netflix, Amazon Prime et HBO?

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Commentaires
a écrit le 15/03/2018 à 13:24 :
L’enjeu dans l’avenir c’est le «  choix » des lecteurs :
En ligne ( virtuel- sur le web il est possible de tout faire plus difficile à cadrer l’écrit matériel noir sur blanc)
Virtuel ça ne sera crédible qu’a 39% dans la conscience y aura toujours «  un doute »
Ou matérialisé ( réel , écrit noir sur blanc)

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