Publicité en ligne : pour contrer un nouveau procès sur sa position ultra dominante, Google tente un ultime coup de poker
Guillaume Renouard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Pascal Rossignol
Guillaume Renouard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Pascal Rossignol
Google peut-il négocier avec le Département de la Justice pour éviter l'ouverture d'un nouveau procès antimonopole à son encontre ? C'est du moins ce que semblent espérer les dirigeants de l'entreprise, qui, le 8 juillet dernier, ont offert des concessions visant à apaiser les foudres du régulateur concernant les pratiques de l'entreprise sur le marché de la publicité en ligne.
Le géant de la recherche en ligne propose notamment d'externaliser ses activités liées aux enchères et à l'attribution des espaces publicitaires sur les sites web et les applications dans une société distincte au sein du groupe Alphabet. Celle-ci pourrait du même coup être valorisée à plusieurs dizaines de millions de dollars.
Le département de la Justice américain enquête depuis 2019 sur les pratiques potentiellement anticoncurrentielles de Google sur le marché de la publicité en ligne. Cette enquête s'est accélérée au cours des derniers mois avec la nomination par l'administration Biden de Jonathan Kanter, un critique affiché de Google et des grosses entreprises technologiques, à la tête de la division antimonopole du Département de la Justice, en octobre 2021.
Les récentes concessions offertes par Google ont toutefois peu de chances d'adoucir les velléités régulatrices du Département, selon Brandon Kressin, un avocat spécialisé dans les questions antimonopoles, qui représente différentes entreprises actives dans le domaine de la publicité en ligne.
À lire également
D'autant que, dans un discours prononcé à la section antimonopole du barreau de l'État de New York en janvier dernier, Jonathan Kanter a clairement écarté l'idée de trouver des compromis avec les Gafam. « Pour faire simple, nous cherchons des remèdes et non des accords. Il n'y a pas de compromis possible lorsqu'on enfreint la loi », a-t-il affirmé.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Guillaume Renouard
Un incident majeur toutes les deux heures : les risques cyber explosent dans la finance européenne
448 TWh d'électricité par an, 4.500 milliards de litres d’eau : les coûts cachés de la révolution de l’IA
Meta recule sur son outil de surveillance des salariés pour entraîner son IA
Bruxelles dévoile son grand plan pour la souveraineté technologique, avec des instruments encore timides