Fabriquer ses propres puces d’IA : la nouvelle ambition de Sam Altman
Guillaume Renouard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Sam Altman, le patron d'OpenAI.
CARLOS BARRIA
Guillaume Renouard
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Sam Altman, le patron d'OpenAI.
CARLOS BARRIA
Sam Altman insiste : depuis sa création, le but d'OpenAI n'a pas dévié d'un poil, il s'agit toujours de concevoir une intelligence artificielle (IA) générale, capable d'effectuer n'importe quelle tâche mieux qu'un humain. Un objectif qui, selon l'entrepreneur, arrivera à la fois plus tôt qu'on ne le pense... et sera moins disruptif.
« Quand ChatGPT est sorti, il y a eu deux semaines de buzz riches en prédictions apocalyptiques : l'IA allait semer le chaos, détruire tous les emplois... Aujourd'hui, le public est frustré que la technologie ne progresse pas aussi vite que prévu ! Il se passera la même chose avec l'IA générale : deux semaines de panique, puis chacun poursuivra son existence comme si de rien n'était. L'esprit humain dispose d'une formidable capacité d'adaptation et d'absorption de la nouveauté, c'est pourquoi nous ne manquerons jamais de choses à faire ni d'idées à exploiter », a-t-il affirmé la semaine dernière lors d'un échange à Davos avec Satya Nadella, le patron de Microsoft.
Microsoft est depuis quelques années devenu l'un des principaux argentiers d'OpenAI, ayant promis d'investir un total de 13 milliards de dollars dans l'entreprise, ce qui lui permet de contrôler près de la moitié de son capital. Il faut dire que Satya Nadella est fermement convaincu que l'IA générative représente une innovation de rupture.
À lire également
« Il s'agit d'une technologie généraliste, qui devient chaque jour meilleure pour accomplir un nombre quasiment infini de tâches. Pour les activités intellectuelles, aucune innovation n'a permis de tels gains de productivité depuis le PC », a-t-il affirmé, ajoutant que les équipes de Microsoft travaillant sur l'optimisation de la chaîne de valeur de l'entreprise s'en servent par exemple pour modéliser l'impact de leurs décisions en temps réel, là où elles devaient auparavant attendre les chiffres du département financier à la fin de chaque trimestre.
Guillaume Renouard