Biilink, le réseau social international des startups est né

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Doté de tout l'arsenal technologique d'un réseau social, Biilink devrait permettre aux jeunes entreprises de s'identifier, de se connecter les unes aux autres et de gagner ainsi en visibilité.
Doté de tout l'arsenal technologique d'un réseau social, Biilink devrait permettre aux jeunes entreprises de s'identifier, de se connecter les unes aux autres et de gagner ainsi en visibilité. (Crédits : Décideurs en région)
Lancé ce mardi, Biilink se veut la première place de marché internationale pour les startups. En leur proposant une mise en relation et des outils taillés sur mesure, le jeune réseau social spécialisé vise 50.000 membres d'ici à la fin de l'année 2015.

Biilink pourrait-il devenir le futur "Bon coin des startups" ? Et pourquoi pas aussi leur Facebook, leur Meetic et leur Linkedin ? À l'image d'une pépinière d'entreprises à l'échelle mondiale, le réseau social des jeunes pousses, lancé ce 19 mai par l'entrepreneuse Stéphanie Wismer Cassin, propose de réunir, sur une même plate-forme, toutes les startups existantes.

Au-delà de la mise en contact, Biilink leur servira aussi d'outil de recrutement, de communication ou encore d'évaluation. L'objectif de Stéphanie Wismer Cassin, CEO du groupe Jador, est simple : faire de son réseau la place de marché internationale dédiée aux startups. Explications.

Engagée depuis plusieurs années dans l'accompagnement des startups, Stéphanie Wismer Cassin part d'un constat simple : seules 20% de ces petites entreprises à fort potentiel échouent par insuffisance de fonds. Les autres disparaissent par manque de visibilité ou parce qu'elle n'ont pas su bien s'entourer, alors même que bien souvent, "leur projet est excellent", déplore la chef d'entreprise. C'est ainsi qu'elle a décidé de créer un outil digital spécialement dédié aux startups.

Mutualiser tous les outils sur une même plate-forme

Doté de tout l'arsenal technologique d'un réseau social (messagerie, notifications, affichage de photos et de vidéos, géolocalisation...), Biilink devrait permettre aux jeunes entreprises de s'identifier, de se connecter les unes aux autres et de gagner ainsi en visibilité.

"Grâce à l'outil de cartographie et de recherche par filtre, un entrepreneur pourra même s'assurer que l'idée qu'il a en tête n'a pas été concrétisée ailleurs", et s'éviter ainsi une sévère déconvenue, explique Stéphanie Wismer Cassin.

Et ce n'est pas tout. Besoin des conseils d'un coach, de l'expertise d'un avocat, de compétences très spécifiques ? Il pourrait suffire de passer une annonce, et l'un des membres du réseau, peut-être à l'autre bout du monde, aura une réponse. En effet, Biilink propose également d'accueillir des prestataires de services qui puissent répondre rapidement et de façon adaptée aux différentes exigences des startups.

Un service essentiellement gratuit

Pour des jeunes pousses qui peinent parfois à trouver les interlocuteurs adaptés à leur besoin, la proposition semble donc alléchante. Elle l'est d'autant plus que "l'inscription et le service de mise en relation seront toujours gratuits", assure Stéphanie Wismer Cassin, qui précise cependant:

"Le seul service sur lequel Biilink prendra une commission devrait être, à terme, un outil permettant de faire tester un produit à la communauté."

En attendant, la plate-forme sera entièrement financée par le groupe Jador, qui possède, outre des sociétés de télécommunications et d'installations d'équipements électroménagers pour les professionnels, une agence de conseil et de communication digitale. Celle-ci a d'ailleurs lancé l'an dernier une plate-forme similaire à Biilink: Biilinkforwomen. Forte du succès de ce réseau social d'entraide féminine qui regroupe aujourd'hui plus de 25.000 membres, Stéphanie Wismer Cassin a décidé de voir plus grand, en visant cette fois-ci tous les entrepreneurs, et à l'échelle mondiale.

Rendre (enfin) compte de l'écosystème des startups

Mais au-delà de son expérience, Stéphanie Wismer Cassin est catégorique : la fusée Biilink peut décoller parce qu'elle répond aux différents besoins des startups. Non seulement, elle leur offre une visibilité, mais elle permettra aussi de mieux comprendre les enjeux de cet écosystème encore nébuleux.

"Les statistiques sur l'univers des startups sont rares, et très différentes selon les organismes qui les émettent", constate la chef d'entreprise.

En tant que place de marché mondiale, Biilink devrait également être capable de recenser les startups et d'identifier précisément à la fois leur secteur d'activité et leur localisation. Mais pour ce faire, encore faut-il les réunir. Biilink vise les 50.000 membres d'ici à la fin de l'année.

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Commentaires
a écrit le 19/05/2015 à 19:58 :
""Le seul service sur lequel Biilink prendra une commission devrait être, à terme, un outil permettant de faire tester un produit à la communauté.""

sérieusement ? son business-model est déjà mort.
qui prendrait le risque de dévoiler un produit ou un service non existant chez la concurrence avant sa sortie officielle ?
Réponse de le 20/05/2015 à 20:06 :
Eh Jean Jean, t'as pas inventé le fil à couper le beurre ca c'est sur ;).

-Echanger des compétences, des idées, poser ses questions à des gens qui sont dans le même monde que toi (start-up) ayant déja affronter les obstacles que tu peux rencontrer.

-Donner de la visibilité à ton projet, ce qui attire les investisseurs et peut permettre d'effectuer la levée de fond dont tu as besoin.

Bah oui si Biilink a 200 000 membres dans quelques années, tu crois que les Business Angels et autres investisseurs vont pas y jeter un oeil ?

-Si tu innoves dans un domaines, tu fais breveté .. donc tu peux rendre publique ton projet.

-S'auto stimuler en fonction de l'avancée des projets des autres, voir que d'autres ont réussis motive celui qui veut réussir..

Enfin bref, le business-model est mort, tu t'y connais surement mieux que les types qui ont lancé ça ;)

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