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La distraction au volant serait un facteur très important d'accident. S'il existe très peu de statistiques publiques à ce sujet, les associations de prévention routière indiquent que téléphoner au volant multiplie par trois le risque d'accident corporel. Un accident corporel sur dix est lié à l'usage du téléphone. Au Québec, la déconcentration au volant serait l'une des causes les plus souvent mentionnées par les policiers dans les accidents.
Si les facteurs de distractions sont nombreux, la source la plus fréquente observée chez les conducteurs serait la cigarette, suivie du téléphone. Pour tenter de réduire cette source d'accidents, des médecins d'Halifax et de Montréal ont mis au point une application nommée iDistracted.
Le McGill Trauma Program et TNS ont collaboré pour développer cette application et la rendre simple d'utilisation. La personne doit observer le comportement d'un véhicule et doit rentrer quelques données dans un formulaire, relatives au type de véhicule, au sexe du conducteur, à la position du véhicule (en mouvement, stationné, ou à l'arrêt) et si le conducteur utilise son téléphone, mange ou discute. Une fois les données enregistrées dans l'application, elles sont transmises au médecin David Bracco qui compile les données et apporte des précisions sur la position GPS, la date et l'heure comme le rappelle Radio-Canada.
Pour s'assurer de la véracité des informations, le professionnel de santé procède à des recoupements. "On recoupe plusieurs observateurs. Si vous avez quatre observateurs dans la même ville, on s'attend à ce qu'ils aient environ la même proportion d'automobilistes distraits."
Selon les premiers résultats obtenus, plus de 20.000 observateurs auraient déjà transmis des données. Le succès des résultats dépendra de la quantité de données enregistrées.
Le docteur Robert Green qui est directeur Nova Scotia Trauma Program affirme dans les colonnes de CBC que les accidents liés à la distraction représentent une grande partie des accidents "allant des enfants qui écrivent des textos en faisant du vélo, aux traumatismes crâniens et même des décès."
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Will Diaczenko qui travaille pour la police régionale d'Halifax admet qu'il est très difficile de connaître le nombre de personnes déconcentrées sur les routes. " Nous savons que c'est un facteur majeur dans les accidents. Cependant, pour pouvoir le prouver sans le voir, c'est une autre histoire," précise-t-il. L'agent de police affirme que "depuis que l'interdiction d'utiliser son téléphone est entrée en vigueur, la police attrape plus de gens en train de téléphoner ou d'envoyer des textos."
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Pour le docteur Green, le danger d'une conduite distraite serait comparable à la conduite sous l'empire de l'alcool. Il espère que les résultats pourront au final aider les décideurs publics pour inverser la tendance et renforcer la politique de sécurité routière en la matière.
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