Sony relance la production de vinyles

 |   |  409  mots
Sony avait présenté une nouvelle platine au CES de Las Vegas en janvier 2016, sept ans après la sortie de son dernier modèle.
Sony avait présenté une nouvelle platine au CES de Las Vegas en janvier 2016, sept ans après la sortie de son dernier modèle. (Crédits : Reuters/Steve Marcus)
Après une pause de près de trente ans, le géant japonais va de nouveau presser des vinyles d'ici mars 2018. Sony lorgne sur le marché depuis 2016, année où il a sorti une nouvelle platine - sept ans après son dernier modèle.

Sony veut profiter du retour en grâce du vinyle. Le groupe japonais a annoncé jeudi vouloir reprendre la fabrication de galettes noires d'ici mars 2018, alors qu'il ne reste plus qu'un seul fabricant en activité au Japon à Toyokasei (sud de Tokyo). Les vinyles sortiront d'une usine de la préfecture de Shizuoka, située au sud-ouest de Tokyo, selon un porte-parole du groupe interrogé par l'AFP. Sony a arrêté la production de vinyles en 1989, poussé par l'avènement du CD, puis l'arrivée du MP3 au début des années 2000.

L'entreprise technologique a contacté d'anciens ingénieurs afin qu'ils transmettent leur expertise, rapporte le quotidien économique Nikkei. Elle prévoit un catalogue composé à la fois de populaires mélodies japonaises, pour lesquelles la division Sony Music Entertainment détient déjà les droits, ainsi que des albums récents à succès. "De nombreux jeunes achètent des titres qu'ils ont entendus en ligne (streaming)" attirés par la qualité de son, commente dans les colonnes du Nikkei Michinori Mizuno, Pdg de Sony Music.

> Lire aussi : Pourquoi les disques vinyles connaissent une seconde jeunesse

Le vinyle devrait générer 1 milliard de dollars en 2017

2016 a marqué le retour de Sony sur le marché du vinyle, avec le lancement d'une nouvelle platine - sept ans après la sortie de son dernier modèle. Mais le géant japonais n'est pas le seul sur ce créneau vintage. Le fabricant Panasonic, ayant arrêté la production de platines face au désamour du vinyle en 2010, a relancé sa marque Technics en janvier 2016. Dans un communiqué, l'entreprise expliquait : "Malgré la concurrence des CD puis des fichiers dématérialisés, les platines vinyles connaissent un retour fracassant et une demande toujours plus forte des consommateurs."

Sur l'archipel, le nombre de vinyles produit a été multiplié par huit depuis 2009, atteignant près de 799.000 unités en 2016, selon les chiffres de la Recording Industry Association of Japan (RIA). Aux plus beaux jours du vinyle, au milieu des années 1970, il s'en fabriquait dans le pays près de 200 millions par an. Si les galettes noires restent un marché de niche, le cabinet Deloitte estime que le chiffre d'affaires du vinyle dans le monde (disques, platines et accessoires) atteindra 1 milliard de dollars cette année, alors que les ventes de CD et les téléchargements numériques baissent.

> Lire aussi : Royaume-Uni : record de ventes de vinyles depuis 25 ans

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 29/06/2017 à 13:43 :
De part la numérisation de la musique qui est petit à petit devenu sans support, la baisse des ventes de cd étant telle que les majors ont du abaisser drastiquement le niveau à atteindre pour être disque d'or pour qu'il en reste, il était logique qu'un support tel le vinyle, belle objet qui attire la curiosité, symbole d'un temps où on avait le temps d'écouter la musique où pour zapper d'un morceau à l'autre il fallait bien viser et de ce fait on écoutait le disque en entier, retrouve du succès.

Maintenant le prix de l'objet (le disque vinyle) étant cher on reste encore et toujours dans un marché de niche et pour que Sony mette des billes dans un marché qui reste malgré tout de peu d'ampleur c'est que les occasions de faire des affaires sont loin d'être nombreuses.

Ce qui est dommage c'est que même une solide et sérieuse multinationale comme sony n'innove plus, n’investit plus dans la recherche et le développent nous sortant des objets tels que les mini disques qui eux étaient révolutionnaires. La financiarisation de notre économie fait que nous n'avons plus que des investisseurs rentiers qui veulent gagner 20% de revenus chaque année un point c'est tout et dans cet environnement l'intelligence et le dynamisme ne peuvent s'y épanouir.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :