Erosion limitée des recettes de France Télécom

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La maison-mère d'Orange, groupe que dirige désormais Stéphane Richard (photo) voit son bénéfice net semestriel s'envoler de 45,4%, à 3,72 milliards grâce à la cession d'actifs au Royaume-Uni.

France Télécom, la maison-mère d'Orange, groupe que dirige désormais Stéphane Richard (photo), a annoncé ce jeudi que pour son premier semestre, son chiffre d'affaires a reculé de 1,2% (-2,2% à périmètre et taux de change comparables) à 22,14 milliards d'euros, un peu au dessus des attentes.

Si son bénéfice net s'envole de 45,4%, à 3,72 milliards, c'est  essentiellement lié à la cession d'actifs au Royaume-Uni. Hors éléments exceptionnels, ses profits reculent de 2,5%.

Son Ebitda (excédent brut d'exploitation) recule de 3,7% et de 4,6% à données comparables à 7,74 milliards d'euros, là encore un peu mieux que prévu.

L'Ebitda s'est élevé à 3,98 milliards d'euros au deuxième trimestre 2010, en baisse de 2,6%. Sur cette période, son chiffre d'affaires s'établit à 11,18 milliards, en recul de 1,7% à base comparable et de 0,4% en données brutes.

Le groupe annonce le versement d'un acompte sur dividende de 0,60 euro par action au titre de 2010. Il proposera un dividende de 1,40 euro au titre des exercices 2010, 2011 et 2012.

France Télécom confirme l'ensemble de ses objectifs 2010 et moyen-terme, dont celui d'un cash flow organique annuel de 8 milliards d'euros.

Actions gratuites

L'opérateur a annoncé le versement d'actions gratuites à 160.000 salariés conformément à l'objectif d'association. L'objectif étant, selon le projet pluriannuel, d'associer les salariés à la performance future de l'entreprise. Cette attribution interviendra d'ici la fin de l'année, a précisé Stéphane Richard lors d'une conférence téléphonique. "Ce que nous souhaitons faire, c'est une distribution qui clairement vise 100% des effectifs du groupe, France et international, avec simplement une réserve, les cadres juridiques ou fiscaux qui peuvent exister dans certains pays et ne permettent pas de le faire", a-t-il précisé. Le coût de cette opération est estimé entre "200 et 300 millions d'euros".
 

Point sur les contenus

Les chaînes -Orange sports et Orange cinéma ne générant pas la conquête de nouveaux abonnés et au regard du coût élevé par an (300 millions d'euros), "la politique en matière de chaînes doit s'inscrire en terme de partenariats (avec des acteurs) dont c'est le coeur de métier (...) Nous ne sommes pas un groupe de télévision ou de cinéma", a expliqué Stéphane Richard. Comme l'a révélé La Tribune dans son édition de lundi, des discussions ont été engagées avec Canal+ au sujet d'un rapprochement de son bouquet de chaînes et de services à la demande d'Orange Cinéma Séries. "Elles se poursuivent", a ajouté le dirigeant précisant que rien n'était finalisé. L'opérateur a également indiqué poursuivre les discussions avec l'américain News Corp, le groupe de Rupert Murdoch.Des pourparlers sont également en cours avec la Ligue de Football Professionnel concernant Orange Sports.
 

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