Quand Medvedev joue les VRP de Vimpelcom en Algérie
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Le président russe, Dmitri Medvedev est en Algérie ce mercredi pour une visite officielle d'une journée. Il est venu accompagné notamment d'Alexandre Izossimov, le directeur général de l'opérateur télécom Vimpelcom ainsi que le milliardaire russe Mikhaïl Fridman, dont le groupe détient 40% de l'opérateur russe. Ce dernier a annoncé lundi avoir acquis 51,7% de son homologue égyptien Orascom ainsi que la totalité de l'opérateur italien Wind. L'ensemble donne naissance au cinquième opérateur mondial.
Mais il y a une ombre au tableau: l'avenir de la filiale algérienne d'Orascom, Djezzy, sa première source de chiffre d'affaires, n'est pas encore réglé alors que le gouvernement algérien souhaite nationaliser cette société. "Maintenant qu'un accord a été annoncé avec Orascom, (le président russe) pourrait soulever la question de Djezzy. Le fait que la Russie et l'Algérie possèdent toutes les deux des actifs gaziers et pétroliers est utile; un terrain d'entente pourrait être trouvé." Pour l'homme d'affaires égyptien Naguib Saouiris, auquel Vimpelcom a racheté Wind et le contrôle d'Orascom Telecom, la transaction devrait aboutir à 90%. "En relation avec la situation algérienne, dans la mesure où l'accord a été signé, Vimpelcom a un droit de regard primordial dans toutes les négociations" a ajouté naguib Saouiris.
En effet, la question a bel et bien été abordée puisque Alexander Izosimov, le président de l'opérateur russo-norvégien a fait une offre à Alger: 7,8 milliards de dollars en échange de la cession du fleuron de la téléphonie mobile en Algérie, Djezzy,. "Un prix équitable" selon le dirigeant. "Nous sommes tout à fait ouverts à cela (une vente) si l'acquisition se fait à un prix normal, si cela se fait pour un prix équitable."
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Outre le dossier Djezzy, Dmitri Medvedev va également discuter d'un accès accru des entreprises russes au secteur algérien du gaz et du pétrole. La Russie souhaite notamment que son géant gazier Gazprom développe sa coopération avec la société algérienne Sonatrach. L'Algérie étudie également une requête de BP demandant l'approbation de la vente de ses actifs algériens à sa coentreprise russe TNK-BP .
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