Le recours des syndicats d'Orange contre Free et l'Arcep rejeté au Conseil d'Etat
Delphine Cuny
Delphine Cuny
Le jugement est lapidaire. Le Conseil d?Etat vient de débouter ce mardi le syndicat CFE-CGC Unsa de France Télécom Orange qui lui demandait « d?annuler pour excès de pouvoir » la décision « implicite » du directeur général de l?Arcep, le gendarme des télécoms, qui n?avait pas donné suite à sa requête d?ouverture d?une procédure pour manquement à l?encontre de Free Mobile, que le syndicat suspectait de ne pas tenir ses obligations de couverture. C?est le président de l?Arcep, Jean-Ludovic Silicani, lui-même conseiller d?Etat, jugé trop favorable à Free, qui était visé par les attaques du syndicat.
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Pas de manquement établi de la part de Free Mobile
Or le Conseil d?Etat estime « qu'il n'est pas établi qu'un éventuel manquement de la société Free Mobile à ses obligations de couverture fixées [... ] soit de nature à léser de façon suffisamment directe et certaine les intérêts des personnes représentées par le syndicat requérant. » L?Autorité de régulation des télécoms était donc « fondée à soutenir que la requête n'est pas recevable » et n?a pas abusé de son pouvoir, comme l?affirmait le syndicat. La décision (lire le jugement ici) n?est pas vraiment une surprise. La CFE-CGC Unsa de France Télécom a déjà déposé plusieurs recours devant le Conseil d?Etat, notamment contre l?attribution de la 4e licence mobile à Free, qui fut rejeté, et plus récemment contre l?autorisation donnée à Bouygues Telecom de réutiliser certaines fréquences GSM (1800 Mhz) pour faire de la 4G...
Delphine Cuny
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