Une fusion Bouygues-SFR aboutira-t-elle à des hausses de prix?

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Une moindre concurrence fera-t-elle flamber les prix dans les télécoms? La perspective d'un rachat de SFR par Bouygues inquiète des associations de consommateurs. L'opérateur a déposé une offre en ce sens et signé un accord avec Free pour lui céder ses antennes afin de se donner toutes les chances de la voir valider par l'Autorité de la concurrence.
Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a de son côté, appelé de ses vœux un tel mariage, considérant qu'il valait mieux un marché avec trois acteurs au lieu de quatre dans un contexte de forte concurrence mondiale.
Si Bouygues Télécom parvient à ses fin, le marché serait donc contrôlé par trois opérateurs ( l'entité née de cette fusion, Orange, Free). Une éventualité qui "inquiète" l'UFC Que choisir. Son président, Alain Bazot, contacté par l'AFP explique:
Il a en outre souligné que "les clients en France ont beaucoup souffert de l'existence d'un cartel de trois opérateurs, qui avait réalisé une entente illicite" que l'UFC avait appelé à condamner. La "guerre des prix" n'a débuté qu'en 2012 avec l'arrivée de Free.
Même son de cloche à la CLCV. Son délégué général François Carlier, a estimé auprès de BFM TV que cette recomposition du secteur représentait
De son côté, le ministre de la Consommation, Benoît Hamon a dit souhaiter que les conditions de rachat de SFR garantissent le maintien de "tarifs attractifs" pour les consommateurs. Il a affirmé qu'avant l'arrivée du 4e opérateur, les branches téléphonie mobile étaient "de véritables machines à cash pour leurs maisons-mères sans que les bénéfices dégagés n'aillent forcément à l'investissement", selon des propos rapportés par l'AFP.
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Autre effet redouté de la part de l'UFC: une baisse de la qualité de service si les réseaux de SFR sont absorbés par ceux de Bouygues. Or, rachat ou pas, les deux opérateurs ont déjà prévu de mutualiser leurs réseaux mobiles. on peut se demander "quelle est la capacité d'absorption de ce réseau, il y a une question de mise en oeuvre et donc de qualité de service", a lancé Alain Bazot.
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Quoi qu'il en soit, l'UFC a l'intention de demander une révision des conditions d'accès des opérateurs sans réseaux propres (MVNO), comme Virgin Mobile ou La Poste Mobile, au marché de gros.
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