Bannissement de Huawei en Suède : Ericsson craint des représailles en Chine
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Börje Ekholm, le PDG d'Ericsson.
Reuters
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Sa position est pour le moins inconfortable. Alors que les États-Unis et la Chine se livrent une féroce bataille pour déployer la 5G aussi vite que possible, Ericsson se retrouve entre deux feux. L'équipementier télécoms suédois aimerait bien contenter les deux rivaux pour faire son beurre des deux côtés de l'Atlantique. Mais ce n'est pas si facile. Surtout depuis que Stockholm a décidé, en octobre 2020, de bannir son principal rival en matière de 5G, à savoir Huawei, le champion chinois des équipements télécoms.
Aujourd'hui, Ericsson paye les pots cassés de cette décision politique. Lors de la présentation de ses résultats au titre du deuxième trimestre, ce vendredi, Börje Ekholm, le PDG du groupe, avertit qu'il ne décrochera sans doute pas une part du gâteau chinois de la 5G aussi importante qu'espérée. « Il est prudent de prévoir une part de marché sensiblement plus faible en Chine pour les divisions Réseaux et Services numériques, après la récente décision d'exclure les équipementiers chinois des réseaux 5G en Suède, laquelle pourrait influencer l'attribution de marchés », prévient-il dans un communiqué.
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Sachant qu'au second trimestre, le fort déclin des ventes d'Ericsson dans l'empire du Milieu a déjà provoqué une petite baisse de son chiffre d'affaires. Celui-ci a fléchi de 1% à près de 55 milliards de couronnes (environ 5,4 milliards d'euros), pour un bénéfice net de 3,9 milliards de couronnes (soit 381 millions d'euros). Cela ne rassure guère les marchés. En fin de matinée, le cours d'Ericsson dégringolait de près de 10%, à 104 couronnes (10,15 euros).