Début d’année difficile pour Nokia et Ericsson avec des ventes en chute libre
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BRENDAN MCDERMID
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Ce mercredi, Nokia et Ericsson se sont fendus d'un communiqué appelant Bruxelles à réviser, promptement, sa régulation des télécoms, arguant que la viabilité économique du secteur est menacée. Pour étayer leur argumentaire, ils pourront joindre une copie de leurs derniers résultats respectifs. Et pour cause, ceux-ci ne sont pas particulièrement glorieux. Au titre du premier trimestre, Nokia a fait état, ce jeudi, d'une très forte baisse de son chiffre d'affaires. Les ventes du groupe finlandais ont chuté de 20% par rapport à la même période l'an passé, à près de 4,7 milliards d'euros. En parallèle, son bénéfice net a tout de même progressé de 52%, à 438 millions d'euros, conséquence d'une politique de réduction des coûts.
Chez Ericsson, la situation est similaire. Les ventes du géant suédois des télécoms, dévoilées ce mardi, ont reculé de 15%, à 53,3 milliards de couronnes (4,6 milliards d'euros). Tout comme chez Nokia, son bénéfice net a toutefois progressé de 66%, à 2,6 milliards de couronnes (225 millions d'euros).
Nokia comme Ericsson pâtissent, en particulier, d'un contexte économique pour le moins difficile. Pekka Lundmark, le PDG de Nokia, évoque « la faiblesse persistante » du marché. Ericsson, de son côté, déplore une « situation de marché difficile ». Les deux cadors européens des équipements télécoms pâtissent, en particulier, d'une forte baisse des investissements des opérateurs dans les réseaux 5G en Amérique du Nord et en Inde. Chez Nokia, les ventes d'infrastructures mobiles se sont effondrées de 39% au premier trimestre, à 1,58 milliard d'euros.
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Nokia se veut malgré tout optimiste. « Nous avons constaté une amélioration continue des prises de commandes, ce qui signifie que nous restons confiants dans un second semestre plus fort », affirme Pekka Lundmark. Les équipementiers se disent que les opérateurs seront bien contraints de relancer le déploiement des réseaux 5G, afin d'atteindre des niveaux de couverture similaires, à terme, à ceux de la 3G ou de la 4G. D'ici là, ils doivent faire le dos rond. Pour ce faire, ils ont choisi de se serrer la ceinture en baissant, autant qu'ils le peuvent, leurs coûts.
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