Nokia va réduire pour la sixième fois ses effectifs en France depuis 2016
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Photo d'archives: le logo de nokia affiche sur un telephone portable devant un graphique boursier
Dado Ruvic
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Dado Ruvic
précise à
La Tribuneun représentant du personnel
. Ce qui représente environ 14% des troupes de l'antenne française de l'équipementier télécoms finlandais. Nokia compte environ 2.100 salariés à Massy, et 500 à Lannion. Ce plan de départ doit se faire via une Rupture conventionnelle collective (RCC). C'est-à-dire, en clair, sur la base du volontariat. Nokia n'a pas répondu, pour le moment, à nos sollicitations.Les équipes de Nokia s'y attendaient. En octobre dernier, le groupe avait annoncé vouloir se séparer de 9.000 à 14.000 collaborateurs dans le monde, dans le cadre d'un grand plan de réduction des coûts. Chaque pays paye son tribut, et la France ne fait pas exception. L'annonce a été accueillie avec une grande lassitude dans l'Hexagone. Il faut dire que depuis le rachat d'Alcatel-Lucent par Nokia en 2016, ce dernier a déjà sabré à cinq reprises dans ses effectifs. Ce nouveau plan de départs sera donc le sixième.
Délégué syndical central de la CFE-CGC de Nokia, Olivier Marcé qualifie cette annonce de
« coup de massue ». « Ces 357 postes supprimés, c'est bien plus que ce à quoi nous nous attendions, affirme-t-il à La Tribune. C'est surprenant, je suis un peu décontenancé. » Il souligne que le pôle « Recherche et développement » sera touché. Ce qui soulève, selon lui, des inquiétudes sur l'avenir de Nokia en France. Une réunion est prévue en début d'après-midi entre les syndicats et la direction. Elle sera suivie d'une assemblée générale pour informer les salariés.À lire également
Nokia, qui est un des trois grands équipementiers télécoms avec le suédois Ericsson et le chinois Huawei, souffre aujourd'hui d'un ralentissement du déploiement de la 5G par les opérateurs. Beaucoup sont en difficulté, pâtissent de l'inflation, et repoussent leurs investissements. C'est particulièrement vrai aux Etats-Unis, un des plus gros marchés de Nokia. Cela a un effet direct sur son chiffre d'affaires. Au mois de janvier, le groupe finlandais a fait état d'une dégringolade de ses ventes de 11%, à plus de 22 milliards d'euros.