Déploiement de la fibre : l’Arcep met de nouveau la pression sur Orange
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Laure de La Raudière, la présidente de l'Arcep.
D.R
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Laure de La Raudière, la présidente de l'Arcep.
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Ce vendredi, Laure de La Raudière est à La Roche-sur-Yon. Ce déplacement n'a rien d'une visite de courtoisie. Si la présidente du régulateur des télécoms a choisi de se rendre dans la cité vendéenne, ce n'est pas pour en respirer l'air réconfortant. C'est parce que beaucoup d'habitants attendent désespérément la fibre. La commune fait partie des villes moyennes qu'Orange avait l'obligation de couvrir en Internet à très haut débit. Mais ce n'est toujours pas le cas. Au grand dam de l'Arcep, qui, avec la visite de sa cheffe de file, entend mettre la pression sur l'opérateur historique. Cette escapade est, en outre, pimentée par la publication, ce même jour, d'une mise en demeure d'Orange de respecter ses obligations de couverture en fibre des villes moyennes. Le message, au vitriol, a le mérite de la clarté !
A lui-seul, l'épisode témoigne de la profonde dégradation des relations entre Orange et l'Arcep concernant l'épineux dossier du déploiement de la fibre. De fait, cette mise en demeure a, en réalité, été décidée le 17 mars dernier, soit il y a près d'un an ! Pourquoi le collège de l'Arcep a-t-il attendu tout ce temps pour la rendre publique ? Interrogé à ce sujet, le régulateur ne fait pas de commentaire. On peut penser qu'à l'époque, Laure de La Raudière espérait trouver un terrain d'entente avec Orange sur ses obligations de couverture en fibre, et qu'elle a préféré, pour ne pas froisser l'opérateur, ne pas avertir tout de suite l'opinion...
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Laure de La Raudière s'était contentée d'avertir certains maires, furieux des retards d'Orange dans le déploiement de la fibre. C'est par exemple, ce qu'elle a fait auprès du maire des Sables-d'Olonne en fin d'année dernière. La Tribune avait, à ce moment-là, demandé à l'Arcep des précisions sur cette décision, dont on ignorait alors la portée nationale, mais s'était heurté à un refus du régulateur.