Déploiement de la fibre: la filière alerte encore sur la rémunération des sous-traitants
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Un technicien raccorde des abonnés à la fibre.
Mégalis Bretagne
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Un technicien raccorde des abonnés à la fibre.
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Ce mardi, le Sénat a voté à l'unanimité une proposition de loi visant à en finir avec les malfaçons qui pullulent depuis des années sur les réseaux de fibre. Le texte entend mettre la pression sur la filière pour améliorer la qualité des raccordements des clients. Beaucoup se plaignent de pannes ou de coupures à répétition après le passage de techniciens indélicats, ne travaillant pas dans les règles de l'art. Cette proposition de loi vise notamment à doter l'Arcep, le régulateur des télécoms, de nouveaux pouvoirs afin de contrôler la qualité des réseaux, et au besoin de sanctionner les opérateurs.
Au sein de la filière, beaucoup espèrent que cette mesure, si elle voit le jour, incitera les Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free à réviser à la hausse leurs tarifs à l'égard de leurs sous-traitants, et en particulier ceux qui raccordent les abonnés à la fibre. Leur travail fait parfois - et à juste titre - l'objet de fortes critiques. Mais beaucoup de ces sous-traitants se disent aussi asphyxiés par les tarifs, jugés bien trop bas, des opérateurs, lesquels plombent leur activité et, in fine, la qualité des interventions.
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Le sujet n'est pas nouveau. Mais il est devenu électrique depuis plus d'un an, sur fond d'inflation galopante après la crise du Covid-19 et la guerre en Ukraine. Le dossier est si sensible qu'InfraNum, l'influente fédération des industriels des télécoms, a tenu à l'évoquer noir sur blanc dans un récent communiqué commun avec la Fédération française des télécoms (FFT), le lobby des grands opérateurs nationaux. Dans cette missive publiée le 25 avril dernier, InfraNum estime que l'insuffisante rémunération des sous-traitants des Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free constitue « le nœud du problème » concernant les malfaçons sur les réseaux de fibre. « La fragilité du modèle économique des raccordements reste encore réelle », alerte Philippe Le Grand, le président de la fédération. D'après lui, « il est illusoire d'espérer améliorer le niveau de qualité » des réseaux de fibre sans geste fort des opérateurs.