Etats-Unis : la fusion entre les opérateurs Sprint et T-Mobile reçoit un premier feu vert

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T-mobile us rachete sprint par echange d'actions
Dado Ruvic

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Dado Ruvic
C'est un premier pas. Le projet de fusion entre les opérateurs mobiles T-Mobile et Sprint aux États-Unis a reçu lundi 17 décembre un premier feu vert américain, celui du Comité sur les investissements étrangers (CFIUS) chargé d'examiner d'éventuels problèmes de sécurité nationale. Cet aval "montre que la solide relation que les deux entreprises entretiennent avec le gouvernement américain continuera avec le nouveau T-Mobile", s'est félicité John Legere, patron de T-Mobile, cité dans un communiqué. Il a rappelé l'objectif de boucler l'opération au premier semestre 2019.
Outre des questions de concurrence, ce projet a suscité des inquiétudes aux États-Unis car le groupe télécoms chinois Huawei, bête noire de Washington qui l'accuse d'utiliser ses produits à des fins d'espionnage, a des liens commerciaux aussi bien avec l'allemand Deutsche Telekom (DT), maison mère de T-Mobile, qu'avec le japonais SoftBank, qui possède Sprint. Selon plusieurs médias, l'enjeu de cette énorme fusion pourrait bien pousser DT et SoftBank à revoir leurs liens avec Huawei.
Le Comité sur les investissements étrangers (CFIUS) est un organisme intergouvernemental qui rassemble, sous la houlette du Trésor, des fonctionnaires des ministères du Commerce, de la Défense et de la Sécurité intérieure. Il exerce un grand pouvoir sur les projets d'investissements étrangers s'ils sont jugés nuisibles à la sécurité nationale américaine (transferts de technologies, prises de contrôles d'infrastructures stratégiques...). Et alors que Pékin et Washington sont à couteaux tirés, le CFIUS apparaît comme un outil pouvant permettre au président américain Donald Trump de restreindre les investissements chinois.
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T-Mobile et Sprint, respectivement troisième et quatrième opérateurs mobiles aux États-Unis en nombre d'abonnés, ont annoncé en avril leur fusion pour environ 26 milliards de dollars. Ils cherchent à créer un nouveau groupe capable de développer un réseau de téléphonie mobile 5G dans ce pays. Cette fusion doit encore recevoir l'aval des autorités de la concurrence, une fonction exercée par la Federal Communications Commission (FCC) et le ministère de la Justice. Si les deux groupes s'unissent, ils compteront environ 127 millions d'abonnés à leur différents services aux États-Unis, dont quelque 100 millions dans la seule téléphonie mobile, et rivaliseront avec les géants du secteur que sont Verizon et AT&T.
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(Avec AFP)
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