La 5G « ouverte » : la nouvelle arme des Etats-Unis pour contrer Huawei
Guillaume Renouard, à San Francisco
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MICHELE TANTUSSI
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La méthode change, l'objectif reste le même. Troquant le bâton contre la carotte sous la présidence de Joe Biden, les États-Unis ont mis en place divers programmes de formation et d'incitation à destination des pays alliés souhaitant construire des équipements 5G dépourvus de toute technologie estampillée Huawei. Une rupture face à la politique de Donald Trump, faite de sanctions directes infligées au constructeur chinois, qui sert toutefois un but similaire : contrer la suprématie de Huawei autour de la 5G. En dépit des mesures de rétorsion américaines, le géant chinois demeure le leader mondial dans les équipements de réseaux télécoms, avec 31% de parts de marché. Il constitue en outre, avec son confrère ZTE et les européens Ericsson et Nokia, l'un des quatre poids lourds internationaux spécialisés dans les infrastructures et équipements 5G.
De champions, l'Amérique, elle, n'en a aucun. Fort de ce constat, le gouvernement américain s'efforce actuellement de sortir un nouvel atout de sa manche : la technologie ouverte, à travers l'Open RAN, un nouveau type d'infrastructures qui permet le décloisonnement des équipements et interfaces, ainsi que la virtualisation des fonctions réseau.
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À l'heure actuelle, l'infrastructure proposée par Huawei, ZTE, Nokia et Ericsson fonctionne en vase clos : on choisit l'un des quatre constructeurs, et l'on doit ensuite recourir exclusivement à son matériel et son logiciel pour le fonctionnement de son réseau 5G. Avec l'Open RAN, ce n'est plus le cas : on peut mélanger les équipements et logiciels de différents fournisseurs.
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