Malfaçons sur les réseaux de fibre : les « plans qualité » suscitent la méfiance des collectivités
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Aujourd'hui, près d'un raccordement à la fibre sur cinq se solde par un échec.
Reuters
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Aujourd'hui, près d'un raccordement à la fibre sur cinq se solde par un échec.
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Va-t-on, dans les mois qui viennent, en finir avec les malfaçons et les dégradations sur les réseaux de fibre ? Les raccordements ratés des abonnés et les déconnexions sauvages ne seront-elles, bientôt, qu'un lointain souvenir ? Les collectivités locales en doutent. Au deuxième jour du colloque de l'Avicca, qui réunissait ce jeudi, à Paris, les collectivités impliquées dans le numérique, beaucoup ont fait part de leur scepticisme au lendemain de l'annonce des « plans qualité » de la filière de la fibre.
La veille, InfraNum, l'importante fédération des industriels du secteur, a dévoilé plusieurs mesures pour améliorer le déploiement de cette technologie, et chasser les sous-traitants indélicats. La Fédération française des télécoms (FFT), le lobby des grands opérateurs nationaux, a également dégainé un dispositif pour doper la qualité de service sur les réseaux. Pas de quoi, cependant, rassurer les collectivités. Maire de Villiers-sur-Orge, et vice-président délégué au Numérique de Cœur d'Essonne Agglomération, Gilles Fraysse a longuement étalé son désarroi.
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L'élu se montre désemparé face aux plaintes de clients mécontents. « Je me prends des claques tous les jours », s'agace-t-il. Chez-lui, aucun point de mutualisation - des armoires de rue d'où les opérateurs partent pour raccorder les abonnés - « n'est aux normes ». « Les portes ne sont pas fermées, les fibres partent dans tous les sens, c'est la Bérézina », fustige l'élu. Il a aussi critiqué les intervenants sur les réseaux, dont certains, peu formés et mal payés, « dorment dans leurs voitures ». D'après lui, les malfaçons accouchent de « situations critiques ». « J'ai des administrés sans connexion depuis quatre mois !», a-t-il lancé. D'autres, dit-il, « repassent à l'ADSL ». La « crispation » de la population est telle que dans certains cas, « les gens sortent avec des battes de baseball » pour protéger leurs installations télécoms lorsqu'ils voient arriver des techniciens.