Nokia retrouve enfin (et de justesse) le chemin des bénéfices

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Le chef de file de Nokia a rappelé qu’il est confronté à un marché difficile, marqué, sur le front de la 5G,  par la concurrence féroce d’Ericsson et de Huawei.
Le chef de file de Nokia a rappelé qu’il est confronté à un marché difficile, marqué, sur le front de la 5G, par la concurrence féroce d’Ericsson et de Huawei. (Crédits : Sergio Perez)
Dans un marché toujours très concurrentiel, l’équipementier finlandais a publié un résultat net positif en 2019, à 7 millions d’euros en 2019. Ce qui n’était plus arrivé depuis 2015.

Il y a du mieux chez Nokia. L'équipementier finlandais a publié, ce jeudi, ses résultats 2019. Le groupe de télécoms a fait état d'un bénéfice net de 7 millions d'euros. Un résultat positif qui ne lui était plus arrivé... depuis 2015 ! Lors de l'exercice précédent, en 2018, Nokia avait affiché une perte de 340 millions d'euros. Les ventes, elles, progressent de 3,3%, à 23,3 milliards d'euros. Indicateur privilégié du géant finlandais, le résultat opérationnel est ressorti à 1,13 milliard d'euros, en hausse de 1%.

La trésorerie du groupe s'est nettement améliorée. Celle-ci s'était effondrée au troisième trimestre, ce qui avait poussé le groupe à cesser le versement de dividendes. Au terme du quatrième trimestre, la trésorerie se situe désormais à 1,7 milliards d'euros. Un montant qui reste toutefois inférieur à 2 milliards d'euros, soit le niveau que Nokia s'est fixé pour envisager une reprise de distribution des dividendes. Le PDG Nokia, Rajeev Suri, a toutefois prévenu dans un communiqué qu'il ne s'attendait pas « à atteindre ce niveau au cours des trois prochains trimestres de l'année en cours », compte tenu « de la saisonnalité typique de la trésorerie ».

Des incertitudes en Chine et aux États-Unis

Le chef de file de Nokia a rappelé qu'il est confronté à un marché difficile, marqué, sur le front de la 5G, par la concurrence féroce d'Ericsson et de Huawei. Concernant la 4G et la 5G, Nokia espère stabiliser sa part de marché en 2020, hors de Chine, à 27%. Dans l'Empire du milieu, un marché aussi énorme que crucial pour l'industriel, le groupe essuie des difficultés. Au terme du troisième trimestre 2019, Nokia affirmait être confronté au « défi de la rentabilité » en Chine. Enfin aux Etats-Unis, l'équipementier pâtit des incertitudes concernant le mariage entre les opérateurs Sprint et T-Mobile. Lesquels ont gelé certains investissement en attendant un possible feu vert. Enfin en Europe, Nokia pourrait profiter des limitations concernant Huawei pour grappiller des parts de marché.

En France, Nokia s'est déjà entendu avec Iliad, la maison-mère de Free, et Orange, l'opérateur historique, pour déployer la 5G. Reste à savoir ce que décideront SFR et Bouygues Telecom, qui utilisent chacun Huawei sur la moitié de leurs réseaux. Si l'opérateur au carré rouge et celui de Martin Bouygues devaient faire face à une interdiction du groupe chinois, cette situation pourrait profiter à Nokia.

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Commentaires
a écrit le 06/02/2020 à 22:23 :
Le retour aux bénéfices devrait réjouir les anciens d'Alcatel, enfin ceux qui avaient souscrit des actions d(Alcatel)!
a écrit le 06/02/2020 à 14:57 :
Massacre d'une multinationale qui pourtant était bien partie pour faire la course dans le tiercé de tête mondial des smartphones. Le système oligarchique ayant appauvri en compétences les dirigeants de Nokia, l'histoire se répétant inlassablement en UE.

A comparer avec la société KUKA, allemande, leader mondiale de robotique et vendue aux chinois faisant que dorénavant les seuls business en UE sont l'agro-industrie et le détournement d'argent public.

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