Nokia revoit ses prévisions à la baisse et dégringole en Bourse

En début d’après-midi, le titre dégringolait de plus de 20% à la Bourse d’Helsinki, à 3,77 euros.
Brendan McDermid

En début d’après-midi, le titre dégringolait de plus de 20% à la Bourse d’Helsinki, à 3,77 euros.
Brendan McDermid
Nokia peine encore à tirer profit de la 5G. L'équipementier finlandais a publié ce jeudi ses résultats au titre du troisième trimestre. Si le groupe se félicite d'être repassé dans le vert, avec un bénéfice net de 82 millions d'euros, son état-major a revu à la baisse ses prévisions pour 2019 et 2020. Pourquoi ? « Principalement en raison de la pression sur les marges, d'investissements supplémentaires dans la 5G et d'investissements supplémentaires dans la numérisation », a affirmé Nokia dans un communiqué.
Dans le détail, Nokia table aujourd'hui sur une marge opérationnelle d'environ 8% pour 2019 (contre 9% à 12% annoncé précédemment), puis d'environ 9,5% pour 2020 (contre 12% à 16% auparavant). De manière générale, le groupe est à la peine face à la concurrence de ses grands rivaux, le suédois Ericsson et le chinois Huawei, qui pèse sur les prix. Dans son communiqué, Nokia évoque plusieurs difficultés. Il y a d'abord « le niveau de coût élevé associé à [ses] produits 5G ». Mais aussi « les défis de la rentabilité en Chine », un marché aussi énorme que crucial pour la prochaine génération de communication mobile, et où la bataille fait rage avec Huawei et Ericsson. Nokia regrette aussi « la pression sur les prix dans les premiers contrats d'équipements 5G », et « l'incertitude liée à la fusion » entre Sprint et T-Mobile aux Etats-Unis.
Résultat : Nokia a annoncé qu'il ne verserait pas de dividende au troisième et au quatrième trimestre. Pour justifier cette décision, le groupe argue qu'il a besoin de liquidités pour augmenter ses investissements dans la 5G, et renflouer sa trésorerie.
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Nokia a affirmé que les versements de dividendes reprendraient lorsque la trésorerie atteindrait les 2 milliards d'euros. Ces mesures ont provoqué une fronde des investisseurs. En début d'après-midi, le titre dégringolait de plus de 20% à la Bourse d'Helsinki, à 3,77 euros.
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