Fibre optique : cette aide qui risque de rater sa cible
Amélie Charnay
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le dispositif de soutien financier pour les raccordements complexes à la fibre optique tarde à se mettre en place.
AC
Amélie Charnay
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le dispositif de soutien financier pour les raccordements complexes à la fibre optique tarde à se mettre en place.
AC
Mieux vaut tard que jamais ? Pas sûr. Annoncée à la fin de l'année 2024 par le ministre de l'Industrie Marc Ferracci et votée dans la loi de finances 2025, l'enveloppe de 16,1 millions d'euros destinée aux raccordements complexes à la fibre optique se fait tellement désirer qu'elle risque de rater sa cible. Prévue pour aider les ménages et les très petites entreprises à réaliser des travaux en domaine privatif afin de basculer sur la fibre quand les lignes ADSL seront coupées, elle n'est toujours pas opérationnelle.
Pourtant, Bercy nous a précisé qu'elle est censée répondre aux besoins des usagers des lots 2 et 3 du plan de fermeture du réseau cuivre d'Orange. Or, la fin du cuivre interviendra le 31 janvier 2026 pour le lot 2, qui concerne 829 communes. Concernant le lot 3 et ses 6 849 communes, le couperet tombera entre janvier et octobre 2028.
Mais d'après nos informations, le dispositif d'aide ne devrait pas aboutir au mieux avant le mois de septembre de cette année. Ce qui laisserait quatre mois à un particulier du lot 2 pour déposer une demande de subvention, que sa demande soit acceptée, qu'il trouve un prestataire pour faire les travaux, que les travaux soient réalisés et que l'opérateur le raccorde enfin à la fibre optique. Intenable.
À lire également
« Il aurait fallu mettre en place ce dispositif plus vite et plus tôt, regrette Ariel Turpin, délégué général de l'Association des villes et collectivités pour les communications électroniques et l'audiovisuel (Avicca). Ce soutien est nécessaire, d'autant plus que cette fermeture du cuivre est imposée aux utilisateurs au bénéfice d'acteurs privés. D'ailleurs, on aurait pu imaginer faire financer ce dispositif par les opérateurs télécoms eux-mêmes », fait-il observer.
Amélie Charnay