SFR : mobilisation contre deux licenciements "arbitraires"

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Le comité central d'entreprise de l'opérateur télécoms, filiale d'Altice Europe, a aussi adopté le 27 juin une résolution, consultée par l'AFP, dénonçant le licenciement violent de deux salariés (...) à la demande expresse d'Armando Pereira, actionnaire et directeur général opérationnel de SFR, et de sa sœur, elle-même salariée de SFR.
Le comité central d'entreprise de l'opérateur télécoms, filiale d'Altice Europe, a aussi adopté le 27 juin une résolution, consultée par l'AFP, dénonçant "le licenciement violent de deux salariés (...) à la demande expresse d'Armando Pereira", actionnaire et directeur général opérationnel de SFR, "et de sa sœur, elle-même salariée de SFR". (Crédits : Stephane Mahe)
Environ 200 à 300 personnes, selon une source syndicale, se sont rassemblées jeudi 28 juin devant le siège de SFR à Saint-Denis, près de Paris, pour protester contre les licenciements "arbitraires" de deux salariés, attribués à un actionnaire de l'opérateur télécoms.

Opération coup de poing. Environ 200 à 300 personnes, selon une source syndicale, se sont rassemblées jeudi 28 juin devant le siège de SFR à Saint-Denis, près de Paris, pour protester contre les licenciements "arbitraires" de deux salariés, attribués à un actionnaire de l'opérateur télécoms. Dans un tract intitulé "Pour en finir avec les pratiques mafieuses et claniques de nos actionnaires-dirigeants", les syndicats CFDT et Unsa, à l'initiative de ce rassemblement, demandent la réintégration de ces deux salariés. Ces derniers, qui travaillaient l'un à la boutique SFR de Montesson (Yvelines), l'autre comme responsable point de vente à Paris, ont témoigné lors du rassemblement, en présence du député PCF de Seine-saint-Denis, Stéphane Peu.

Le comité central d'entreprise de l'opérateur télécoms, filiale d'Altice Europe, a aussi adopté le 27 juin une résolution, consultée par l'AFP, dénonçant "le licenciement violent de deux salariés (...) à la demande expresse d'Armando Pereira", actionnaire et directeur général opérationnel de SFR, "et de sa sœur, elle-même salariée de SFR". La semaine dernière, l'intersyndicale CFTC, CFE-CGC, CGT, Unsa et CFDT de SFR Distribution avait alerté sur ces licenciements récents. Le premier salarié a été "viré pour avoir refusé de faire des photocopies pour les amis de la sœur de notre actionnaire", le second pour "avoir travaillé avec une cooptée de notre actionnaire", avait-elle écrit.

Pour la CFDT, des licenciements "honteux"

"On reproche au vendeur (de la boutique de Montesson) des propos injurieux que, curieusement, plusieurs témoignages (...) viennent démentir et qu'ils attribuent plutôt à la 'cliente'", ont souligné jeudi les syndicats Unsa et CFDT.

Le vendeur avait été sommé par "la sœur de l'actionnaire" de lui "photocopier son avis d'imposition", ce qu'il a fait, avant de refuser de faire de même pour ses amis, avait expliqué l'intersyndicale. Il a été licencié peu après pour "manque de respect à une collaboratrice". Quant au responsable point de vente à Paris, on lui a notamment reproché son  "dress-code" mais, "en réalité", son licenciement a été "orchestré par une proche de la famille" Pereira.

Interrogée par l'AFP, la direction de SFR avait confirmé les licenciements mais souligné que les "deux collaborateurs ont été licenciés pour faute". Elle avait évoqué notamment des "comportements non compatibles avec les valeurs de l'entreprise". Une position réaffirmée jeudi. La CFDT, qui fustige des licenciements "honteux", a lancé une pétition sur change.org, intitulée "Salariés de SFR, même pas peur ! Fin des licenciements arbitraires à SFR et réintégration".

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 30/06/2018 à 18:20 :
je suis content de ne pas faire parti des clients de SFR apres de tels comportements
a écrit le 30/06/2018 à 12:16 :
"comportements non compatibles avec les valeurs de l'entreprise"

A ce que l'on comprend, les valeurs de l'entreprise SFR devraient se confondre avec celles de la famille Pereira, laquelle semble manquer particulièrement de valeurs éthiques.
Décidemment depuis son rachat par Numéricable, travailler pour SFR semble être un long chemin de croix.

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