SFR : quels scénarios pour la procédure de sauvegarde ?
Amélie Charnay et Esther Attias
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STEPHANE MAHE
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C'est la restructuration la plus importante que la France ait connue, et elle est en passe de tourner au feuilleton de l'été. Lundi 4 août, le tribunal des activités économiques de Paris doit se prononcer sur le plan de sauvegarde d'Altice France, la maison mère de l'opérateur télécom SFR. Préparé pendant des mois loin des arcanes de l'État, avec un nombre colossal de parties prenantes, ce projet prévoit la conversion de 8,6 milliards de créances contre 45 % du capital de la future structure, faisant ainsi passer la dette de 23,7 milliards d'euros à 15,5 milliards.
Comme La Tribune le relevait la semaine dernière, un premier rebondissement est déjà survenu le 22 juillet. Dans son avis, le procureur de la République a demandé que les sociétés SFR, SFR Fibre et Completel soient sorties du plan. Comme ces actifs clés sont les garants de la dette d'Altice France, suivre l'avis du procureur aurait pour effet de réduire à néant l'accord avec les créanciers.
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Il est toutefois peu probable que les magistrats aillent dans cette voie, ou même qu'ils n'adoptent pas le plan de sauvegarde et mettent ainsi fin à la procédure. « Ce projet représente au total plus de 9 milliards d'euros de dette financière en moins, la réduction massive des frais financiers à hauteur de 500 millions d'euros par an et une extension importante des maturités entre 2028 et 2033 », a détaillé le PDG d'Altice France Arthur Dreyfuss à la sortie de l'audience, le 22 juillet dernier. L'accord a effectivement pour avantage d'apurer la dette d'Altice France et de repousser les échéances. Et donc de desserrer l'étau financier.
Amélie Charnay et Esther Attias