Renouvellement des fréquences mobiles : Free déjà sur le pied de guerre
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Pour Free, l'enjeu est important.
Charles Platiau
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Pour Free, l'enjeu est important.
Charles Platiau
EXCLUSIF. Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR ont tous des fréquences 4G dont les licences arriveront à échéance entre 2030 et 2031. Or, la procédure pour les renouveler prendra deux années pleines. Pour éviter de se retrouver prise de court, l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep) prévoit donc de lancer d'ici à la fin de l'année une consultation publique sur l'attribution du spectre pour les réseaux mobiles grand public.
Il se trouve qu'un certain nombre de bandes stratégiques pour la 4G, le 900 mégahertz (MHz), le 1800 MHz et le 2,1 gigahertz (GHz) ont été attribuées en 2018 aux quatre opérateurs sans passer par une mise aux enchères. Elles avaient, en revanche, été conditionnées à des engagements contractuels sur la couverture du territoire pour éradiquer les zones blanches et étendre la 4G. C'était le fameux New Deal mobile toujours en cours actuellement. Espérant renouveler l'opération, Free Mobile avait poussé l'idée d'un New Deal mobile 2 l'année dernière. Il proposait alors de déployer 1 200 nouveaux sites en contrepartie d'un renouvellement des fréquences.
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Mais l'opérateur télécom ne se fait plus trop d'illusions en ces temps de disette budgétaire. L'enjeu, maintenant, pour lui, c'est de sécuriser son plan d'affaires. Et cela presse. « Environ deux tiers de nos fréquences arrivent à expiration d'ici 2030», fait valoir Nicolas Thomas, le directeur général de Free.