Télécoms : Bruxelles fait (encore) la peau aux frais d’itinérance
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Au regard de la Commission européenne, les frais d'itinérance entravent le marché unique.
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Au regard de la Commission européenne, les frais d'itinérance entravent le marché unique.
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Les frais dits de « roaming », ou d'itinérance, ont longtemps constitué un cauchemar pour de nombreux consommateurs. Derrière ce nom barbare se cachent des surfacturations appliquées par les opérateurs à leurs clients, lorsqu'ils voyagent à l'étranger. Certaines personnes, qui n'y prenaient pas garde, se retrouvaient parfois, au retour d'une escapade dans un autre pays, avec des ardoises de plusieurs milliers d'euros... Ce problème a longtemps été dénoncé par les associations de consommateurs. En France, bien sûr, mais aussi auprès de l'Union européenne.
Après une longue bataille, et confronté au lobbying des opérateurs peu désireux de tirer un trait sur cette manne, Bruxelles a finalement aboli les frais d'itinérance dans l'Union européenne le 15 juin 2017. La Commission a considéré, à l'époque, qu'ils constituaient une entrave au marché unique. En réalité, cette gratuité du « roaming » est arrivée de manière progressive. Sous l'impulsion de l'Europe, ces frais avaient diminué de plus de 90% depuis 2007. Concrètement, un accord a été conclu entre le Parlement européen et les Etats membres sur les prix de gros que se facturent les opérateurs. Des plafonds ont été arrêtés, afin que la suppression des frais d'itinérance ne débouchent pas sur une hausse du prix des abonnements.
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L'ennui, c'est que cet accord a été décidé pour cinq ans. Il devait s'achever en juin 2022. Ce jeudi, les Etats membres de l'UE et des négociateurs du Parlement européen ont finalement prolongé la suppression des frais d'itinérance pour dix années supplémentaires, jusqu'en 2032. Cette décision était attendue. Bruxelles aurait sans doute essuyé de violentes critiques, si, d'un coup, certains consommateurs, qui ont pris l'habitude d'utiliser leur smartphone à l'étranger comme chez eux, s'étaient retrouvés avec des factures astronomiques après un voyage dans un autre pays de l'UE...