Gameloft : la famille fondatrice se retire et reconnait la victoire de Vivendi

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Début juin, Vivendi, qui avait revu deux fois à la hausse son offre pour séduire les actionnaires de Gameloft, a obtenu le contrôle de 61,71% du capital au terme du premier volet de son OPA qui est rouverte jusqu'au 15 juin.
Début juin, Vivendi, qui avait revu deux fois à la hausse son offre pour séduire les actionnaires de Gameloft, a obtenu le contrôle de 61,71% du capital au terme du premier volet de son OPA qui est rouverte jusqu'au 15 juin. (Crédits : Flickr/Blake Patterson. CC License by.)
Suite à l'OPA de Vivendi, les Guillemot vont vendre l'essentiel de leurs actions. Le PDG Michel Guillemot devrait démissionner à la fin du mois.

Dix-sept ans après avoir créé Gameloft, les Guillemot vont vendre leurs parts. La famille fondatrice de l'éditeur de jeux vidéos sur mobile a annoncé "à regret" qu'elle allait céder à Vivendi l'essentiel de ses actions, après sa prise de contrôle de la société dans le cadre d'une OPA hostile.

La famille Guillemot justifie sa décision en arguant dans un communiqué "qu'elle ne peut espérer de création de valeur d'un actionnaire majoritaire avec lequel elle est en profond désaccord sur la stratégie". Elle rappelle également qu'elle considère que "l'approche hostile de Vivendi est contraire aux intérêts de Gameloft, tant pour son activité que pour ses équipes".

À 14h33, le titre Gameloft était en recul de 0,12%, à 8,01 euros. Le titre Vivendi, lui, reculait de 1,08%, à 16,95 euros.

     | Lire Gameloft : 9 chiffres-clés sur l'éditeur de jeux

Départ du PDG

Début juin, Vivendi, qui avait revu deux fois à la hausse son offre pour séduire les actionnaires de Gameloft, a obtenu le contrôle de 61,71% du capital au terme du premier volet de son OPA qui est rouverte jusqu'au 15 juin. Les frères Guillemot, qui détenaient 22,43% du capital du spécialiste des jeux sur mobile selon des données Thomson Reuters remontant à avril, ont tenté sans succès de résister à l'offensive du géant des médias.

La prise de contrôle de Gameloft par le groupe présidé par Vincent Bolloré a également provoqué la démission de son Pdg, Michel Guillemot. Dans un courriel envoyé aux 5.500 salariés de l'entreprise cité le 4 juin dans le journal québecois La Presse ainsi qu'en intégralité sur le site spécialisé GameInformer, il expliquait rester à la tête de Gameloft jusqu'au changement prochain de direction lors de l'assemblée annuelle des actionnaires le 29 juin. Avant d'ajouter :

"D'ici à ce changement de direction, je demeure président et chef de la direction de Gameloft avec pleine autorité, personne d'autre n'a le droit de vous donner des instructions."

 (L. P. avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 09/06/2016 à 9:50 :
Je suis triste, pour une fois que nous avions une boîte mondialement connue la voir disparaître d'un coup de baguette magique.
Nul doute que les créatifs s'ils ont un minimum d'amour propre vont se tirer pour un autre éditeur de jeux.
Mais c'est vrai qu'il y a longtemps que je surveille le groupe insuffisement protégé, si nous avions étés un Land comme en Allemagne, ou un territoire indépendant de la France comme le Groenland, j'aurais demandé de participer au capital pour fixer les majorités.Comme Volkwagen par exemple.
La preuve que la régionalisation n'est qu'une baudruche sans coeur ni raison.
a écrit le 07/06/2016 à 21:55 :
Les meilleurs vont partir et pour la majorité rejoindre les Guillemot. Bolloré aura endetté Vivendi pour n'avoir plus qu'une coquille vide, comme avec Canal !
a écrit le 07/06/2016 à 20:49 :
Morale de l'histoire : si vous n'êtes pas protégé, vous devez vous retirer avant la fin.== Je sors.
a écrit le 07/06/2016 à 18:00 :
Le cas d'école du pseudo capitalisme qui détruit la planète et le capitalisme. Dans 7 ans, il est à craindre que GAMELOFT soit quasiment rayé de la carte des éditeurs

La prochaine étape est bien connue : VIVENDI va se faire verser un dividende exceptionnel afin de rembourser ceux qui lui ont prêté de l'argent et fera porter l'endettement par l'entreprise racheté. On ne créé rien, sinon des dettes.
a écrit le 07/06/2016 à 14:49 :
Ils s’en sorte bien, avec le pactole bravo !

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