Mona Nemer : "la région représente de belles opportunités de collaborations"

Marie Lyan
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Mona Nemer
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Dans quel cadre s'inscrivait votre visite ?
C'est à l'invitation du vice-président de la région Auvergne Rhône-Alpes Yannick Neuder, que j'avais rencontré en octobre dernier au Canada à l'occasion des Entretiens Jacques Cartier, que cette visite a été planifiée.
En tant qu'ancienne vice-présidente de la recherche de l'Université d'Ottawa, j'avais moi-même déjà entrepris des collaborations avec la Région Rhône-Alpes, mais plutôt avec les villes de Lyon et Saint-Etienne. C'était une occasion de voir ce qu'il se faisait sur Grenoble, qui est connue pour ses installations en matière de recherche et de science. Nous nous trouvons également, du côté du Canada, dans une phase d'ouverture sur la communauté scientifique et l'innovation à l'international, deux sujets qui sont devenus une priorité pour le gouvernement.
Qu'avez-vous retenu de Grenoble ?
J'ai notamment visité le CHU et son centre de traumatologie, ainsi que l'institut Laue-Langevin, avec lequel plusieurs universités canadiennes ont déjà des collaborations, ainsi que l'installation européenne du Synchrotron, avec laquelle quelques-uns de nos chercheurs ont déjà collaboré.
La science ne connait par principe pas de frontières mais nous voyons de plus en plus la nécessité d'avoir accès à des installations majeures comme celle-ci, à une large échelle. Si l'on veut avancer, je crois qu'il faut mutualiser les collaborations entre différents pays, et ne pas avoir de redondance.
On peut toujours apprendre les uns des autres. A Grenoble plus particulièrement, j'ai été très impressionnée par la collaboration entre universités et secteur privé. Je crois que c'est cela qui est à l'origine de l'aspect si innovant de cette région.
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La collaboration avec le secteur privé se déroule-t-elle de manière différente au Canada ?
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Nous avons développé les choses différemment, avec notamment, beaucoup de startups qui commencent au sein du monde universitaire au Canada. Il existe des choses qui se font ici au niveau des universités de manière très dynamique en matière de valorisation et de transfert.
Marie Lyan