Clinatec : 30 millions d'euros pour un centre de recherche du futur
Stéphanie Borg
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Un tétraplégique qui marche à nouveau. Cette fiction pourrait devenir réalité grâce au projet Brain Computer Interface (BCI) de Clinatec. Depuis 10 ans, le centre de recherche travaille sur un robot exosquelette de suppléance fonctionnelle qui serait mentalement piloté par un micro-capteur implanté dans le cerveau humain. Il a reçu, fin décembre 2015, l'autorisation de rentrer en recherche clinique.
Clinatec est né de l'association des compétences du professeur en neurologie Alim-Louis Benabid, reconnu pour ses travaux sur la stimulation cérébrale profonde chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson, et de l'obstination de Jean Therme, directeur de la recherche technologique au CEA de Grenoble.
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Installé sur 6 500 m² au cœur du CEA, Clinatec (soutenu par le CEA, mais aussi l'Inserm, le CHU de Grenoble Alpes et l'Université Grenoble Alpes) n'est pas un centre de recherche traditionnel. Il a la particularité de rassembler une centaine de collaborateurs pluridisciplinaires en un seul lieu.
L'autre spécificité du centre, c'est sa clinique de six lits avec un bloc opératoire intégré composé d'équipements rares, comme un IRM utilisable pendant une opération donnant un résultat immédiat. Des équipements et des équipes triés sur le volet, pouvant ainsi multiplier les projets.
L'illustration du projet BCI (crédits Clinatec)
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En effet, le BCI n'est pas le seul projet du centre de recherche. Il travaille aussi sur un nouvel outil biomédical d'empreinte moléculaire qui rend le diagnostic médical plus rapide ou le Near Infra Red (NIR), un système de neuro-protection créé à partir de la lumière infrarouge. Il stopperait la dégénérescence neuronale chez les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.
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