Center Parcs de Roybon : le dossier renvoyé à la Cour Administrative de Lyon
Marie Lyan

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Quelques lignes seulement, pour un communiqué simple mais équivoque. Le groupe Pierre & Vacances (PVCP) vient d'annoncer que le Conseil d'Etat avait choisi de valider son pourvoi.
Pour comprendre l'enjeu de cette décision, favorable à la société, il faut se souvenir que la Cour administrative de Lyon avait d'abord choisi de trancher en défaveur du groupe, en annulant son autorisation au titre de la loi sur l'eau. Le groupe PVCP avait ensuite choisi de porter cette décision auprès du Conseil d'Etat, qui vient lui-même de statuer cette fois en faveur du demandeur, et de renvoyer ainsi le dossier directement devant la Cour Administrative de Lyon.
Un retour à la case départ, dont se félicite le président du groupe Pierre & Vacances, Gérard Brémond.
Tout porte donc à croire que la bataille s'apprête à reprendre une nouvelle fois devant la cour de Lyon. Avec, en filigrane, l'avenir toujours incertain de son projet de Center Parcs au niveau local, dont les recours avaient été amorcés en 2007 par les acteurs environnementaux. Après l'arrêt des travaux de défrichage, le site serait toujours occupé par des zadistes.
Lorsque nous avions contacté en septembre dernier le responsable du pôle juridique en charge du dossier à l'union régionale de la Frapna, Emmanuel Wormser, celui-ci avait d'ores et déjà prédit que "le Conseil d'Etat pourrait se prononcer sur le dossier sans pour autant trancher sur le fond, et renvoyer ainsi les discussions techniques au tribunal de Lyon. Ce qui se traduirait alors par un nouvel allongement des délais".
Joint par téléphone ce jour, ce dernier confirme à Acteurs de l'économie-La Tribune que le dossier devrait retourner devant la Cour de Lyon, avec une période à nouveau d'échanges de mémoire avant le rendu d'une nouvelle décision.
Reste que selon lui, le projet de Center Parcs est encore très loin de sortir de terre à Roybon. "Le groupe devra refaire la demande de son autorisation loi sur l'eau pour les canalisations d'eaux usées, qui avait été quant à elle annulée l'an dernier".
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Emmanuel Wormser appelle également qu'une série d'autres recours, déposés par la Frapna, la fédération de pêche, et l'association Pour les Chambaran sans Center Parcs PCSCO, sont également en suspens.
Le combat des opposants au projet s'inscrit plus que jamais dans la durée : d'après le juriste de la Frapna, la décision renvoyée aujourd'hui au tribunal de Lyon ne sera pas tranchée avant au moins deux ans, "si l'on va jusqu'au bout des recours possibles avec un nouveau pourvoi".
Et ce, sans compter le litige concernant la question de la gestion des eaux usées, "dont le processus concernant la mise en place d'une nouvelle autorisation pourrait durer 4 à 5 ans en prenant en compte la nouvelle enquête publique, l'obtention de l'autorisation, les recours, les appels et les pourvois".
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Même chose pour la prolongation de l'autorisation de défrichement, contestée par la Frapna, et dont les procédures pourraient s'échelonner sur 4 à 5 ans également. A l'heure de publier, la société Pierre & Vacances n'avait pas répondu à nos demandes de précisions.
Marie Lyan
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