L’isérois Spartoo au secours des petits commerçants… et du phygital ?
Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Guillaume Murat
Marie Lyan
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Guillaume Murat
Il souhaite aider les quelques 200.000 commerçants indépendants touchés de plein fouet par la Covid-19. Et plus précisément, une partie des 40.000 boutiques d'habillement françaises contraintes de fermer leurs portes. Le pdg de Spartoo, Boris Saragaglia, vient de proposer l'utilisation de sa marketplace à titre gratuit à l'ensemble des détaillants indépendants à la recherche de nouveaux canaux de distribution.
Basé à Grenoble (Isère), le leader français de la vente de chaussures en ligne propose ainsi aux commerçants, issus comme lui des secteurs de la mode (prêt-à-porter, chaussures et accessoires) de profiter de sa plateforme, déjà déployée au sein de 25 pays, pour commercer en ligne. Avec, au menu, la gratuité de son abonnement mensuel (tarifé habituellement à 39 euros HT par mois), ainsi que la suspension de ses commissions (au lieu des 15% habituellement pratiqués sur les ventes). Et ce, pour une période de six mois. Une aide qui pourrait représenter une enveloppe globale d'un million d'euros sur cette période, alors que le pdg de Spartoo se fixe l'objectif d'accompagner au moins 250 à 400 détaillants français.
De quoi accélérer la digitalisation des commerces de petite taille, et leur faire tester les atouts d'une plateforme qui se revendique comme le leader bleu-blanc-rouge de son domaine. Pour les aider à sauter le pas, Spartoo (400 collaborateurs) ira d'ailleurs jusqu'à mettre à disposition de ces commerçants une « équipe interne » d'une dizaine de personnes, pour accompagner les commerçants dans la création de leur espace en ligne. La démarche, simplifiée, leur permet de passer par leur logiciel de caisse, ou bien d'entrer directement les codes produits EAN présents sur les emballages.
À lire également
Le leader français de la chaussure en ligne a également prévu d'ouvrir l'accès à des services de « click and collect » à ses nouveaux membres, mais aussi à l'offre de sa filiale, TooPost, qui propose déjà des tarifs d'envois négociés avec plusieurs transporteurs (dont la Poste) à Lyon, Paris et Marseille. Par ailleurs, Spartoo souhaite s'engager à rendre plus visibles ces petits commerces indépendants en leur dédiant un espace au sein de son site, ainsi qu'une carte de France, où les consommateurs pourront les localiser.
Marie Lyan
Budget de l'aéroport de Saint-Étienne : les opposants enfoncent le clou et saisissent la justice
Transport de marchandises : le service de ferroutage entre la France et l'Italie vacille
Congé parentalité : à Grenoble, la bataille juridique mènera jusqu'au Conseil d'Etat
TPE-PME : les experts-comptables évoquent le spectre d'une récession en Auvergne-Rhône-Alpes