Deuxième plus importante chambre régionale après celle de l'Ile-de-France, la Chambre Régionale des Comptes Auvergne-Rhône-Alpes, accueille un nouveau président, en la personne de Bernard Lejeune. Sa nomination, publiée ce mardi matin au Journal Officiel, donnera lieu à une installation officielle dès le 6 mai prochain. Cet ancien directeur de cabinet de Vincent Peillon, Benoit Hamon et Najat Vallaud-Belkacem livre en exclusivité à La Tribune sa future feuille de route.Le décret vient tout juste d'être publié, la Chambre Régionale des Comptes Auvergne-Rhône-Alpes, seconde chambre régionale après celle de l'Ile-de-France, a un nouveau président.
Celui-ci sera installé le 6 mai prochain. Il s'agit de Bernard Lejeune, 56 ans, jusqu'ici conseiller maître à la Cour des Comptes où il avait la responsabilité, depuis 2016, des dossiers ferroviaires et de transport en commun. C'est donc lui qui pilotait les équipes en charge notamment des enquêtes nationales sur la SNCF et la RATP.
Une mission radicalement différente de celles qu'il avait exercées depuis le début de sa carrière, plutôt en lien avec l'Éducation Nationale.
D'enseignant à directeur de cabinet
Nîmois de naissance, diplômé de l'Ecole normale supérieure de Cachan et agrégé d'économie et de gestion, Bernard Lejeune a démarré sa carrière professionnelle comme enseignant. Un métier qu'il a exercé sept ans, avant d'assumer la responsabilité de proviseur dans un lycée des Bouches-du-Rhône.
En 2000, il endosse la casquette de directeur de cabinet du recteur de l'Académie d'Aix-Marseille. "J'avais adoré mon métier d'enseignant, tout comme celui de proviseur mais j'ai eu envie de prendre plus de responsabilités, de mettre mes compétences au profit d'autres missions", se souvient-il.
S'enchaineront ensuite plusieurs postes, toujours dans l'Education Nationale : directeur de cabinet du directeur de l'enseignement supérieur du Ministère de l'Education Nationale, puis secrétaire général de l'académie de Grenoble (2004-2010) et de Lyon (2010-2012).
En 2012, il fait son entrée dans le cercle fermé des cabinets ministériels, toujours dans l'Education Nationale. D'abord, sous l'ère de Vincent Peillon, puis de Benoit Hamon et enfin de 2014 à 2015 comme directeur de cabinet de Najat Vallaud-Belkacem, tous ministres de l'éducation nationale.
Un an plus tard, il rejoint la Cour des Comptes en tant que conseiller maître. " 'avais envie de me renouveler ", raconte Bernard Lejeune.
Stéphanie Gallo Triouleyre